Argentinaaaa

Best-of du semestre au Mexique

Pour suivre et voir les sites que je lis :
www.netvibes.com/zoupic www.twitter.com/zoupic www.facebook.com/zoupic
Les dernières news à lire, lectures qui me semblent alerter sur certains problèmes que connaît notre monde :
Add to Netvibes

Cerv-o-reilles


Vive la musique : Bloody Beetroots



Freemen est un réseau de blogs, dont les autreurs sont convaincus que :

1/ le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique.

2/ s'attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques, et particulièrement de la notion de "croissance".

Au delà, comme le nom “Freemen“ l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut, comme il le veut, sur son blog.

En créant des liens entre eux, les Freemen augmentent la visibilité de chacun d'eux. Rejoignez-les...

A tous les hommes libres
Argent facile
Carnets de Nuit
Imagine 2012
Imagine 2050
La fin du capitalisme

tous les liens Freemen

Images au pif

  • triplanniv-julian-clelio-etienne.jpg
  • izta-on-monte-ensemble.jpg
  • aca-pluiie.jpg

Pour mieux suivre

  • Flux RSS des articles

Bye bye

zoupic.com c'était le blog de zoupic. Pense bête, boite à gueulante, répondeur ambulant, ça parlait des réflexions sur la vie, la mienne, la notre. Le blog me suivait quand je pars à l'étranger, et quand je rentrais au pays c'est moi qui le suivais. zoupic.com et ses archives restent à votre disposition H24.
Ce blog ferme le Mardi 25 août 2009, j'ai déménagé et me suis propulsé chez Wordpress, à lire ici

Eco-nomie - Finances - Monde

Mardi 7 juillet 2009
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
First post in english, being in Holland, I just mailed some links to a friend that I met during the Conference where I work and I thought, why not copy this as well here. He sent me this conference about monetary alternatives system (MAS) a dutch event from January 2009.

You can find a presentation of Margrit Kennedy in english about why interest is not sustainable, unfair and strongly inequal, hidden in every price and product. It is around the 25th minute. She presents 3 problems, 3 results, 3 solutions of the interest and monetary system and explain, as I have been doing it among many others, alternative and complementary currencies.

Link to the video

You will also find the pdf from Margrit about the presentation.

For the french speakers I recommand aswell this post that I made the July 2nd 2008 where I listed different sources and explanation of why Money doesn't work and is unfair, with quotes of Paul Jorion & Adam Smith.



It is quite different from everything we hear everyday in the world.

I'll add to this 2 good presentation in video that I used a lot to base my thesis on and that I already linked some time ago.

- the crash course from Chris Martenson http://www.chrismartenson.com/crashcourse/chapter-1-three-beliefs
3 exponential growth energy, environment, economy, really well done



- the exponential growth problem (population, inflation, monetary mass, GDP etc..) limit in 8 youtube vid + transcript at boulder univeristy :




And a book about prediction and misunderstanding the impact of what believe is highly improbable : The Black Swan from Taleb :



He explains how we completely misuse and don't understand the variables in our models and society, abusing of the gaussian model all the time instead of mandelrbrot / fractals / non predictible models and completely ignore a big part of the results and forecast. He also makes an interresting distinction between mediocristan & extremistan, 2 worlds in which variables scales are different, one being fairly average and the other made of extremes. I strongly recommand it if you want to set the limits of all what you have no idea about : the unknown unknown.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Il y a un an jour pour jour, j'étais en Argentine, en train d'observer notre monde, sous tous les angles et à fond. Plutôt énervé par la situation, je m'étais lancé dans un buzz international de sauvetage du monde, avec un succès plutôt limité, un an après voyons pourquoi, comment et où on en est.

6 crises, Internet pour solution.

Des 6 crises que je nommais, tout ne fait que s'aggraver. Géologie, banques, crédit, espèces, alimentation, climat.
Ce qui est en crise ce ne sont pas des variables, ce ne sont pas des données, des statistiques ou des secteurs de notre monde commercial, c'est notre système en son ensemble.

Tout est lié, tout est interdépendant, et rien ne peut se régler de façon séparée, le problème est systèmique.

Finances
En juillet l'année dernière, on rigolait encore, avant septembre/octobre 2008. Aujourd'hui on dit que le pire est passé, en fait c'est parce que la crise n'est pas encore vraiment arrivée en France. Accrochez vous, parce que ça va pas être drôle.

Ne pas confondre l'urgent et l'important, c'est ce qu'on disait à l'époque, l'urgent a été réglé, avec des méthodes plus que criticables : lâcher d'argent par hélicoptères pour renflouer les banques fautives. Mais le problème c'est que la chaîne n'a pas fini de couler et la plupart des subprimes (origine de la crise) a beau être passée, les primes et autres prêts et échelonnage de remboursement de prêts sont encore à venir et les défaults (banqueroute) des payeurs sont toujours croissants. On n'est pas sortis de l'auberge de ce côté là, triste à dire, mais quand 2 ans après on n'a toujours pas réglé, changé les lois pour arrêter le massacre, c'est qu'on en a encore pour un moment.

L'important, l'origine du problème quant à elle est passé sous silence et alors que tout s'écroule comme un joli château de carte, une collection de dominos soigneusement alignés, les décisions manquent à l'appel. Rien ne bouge là haut, en haut de la pyramide. Ils ne savent pas repenser le système, ils ne réalisent pas, de toutes façons, c'est passé, c'était une mini crise, circulez il n'y a rien à voir.

Comme je l'ai écris plus tôt, repris des articles de lectures chez LEAP et Paul Jorion, c'est cet été que ça va péter, avec les 3 vagues scélérates, chômages, faillites et la fin du dollar et de sérieux problèmes pour la livre également.

Crédit
Tant que notre système marche à la pompe à crédit, le serpent se mord la queue, la partie de chaises musicales internationale continue tranquilement, et comme un fou lancé sur un surf en pleine descente, rien ne peut plus l'arrêter, c'est la fuite en avant. Il nous faut de la croissance, pour l'alimenter il faut de l'argent, étant déjà concentré dans les mains de ceux qui en ont plein mais en veulent toujours plus, il faut trouver d'autres personnes pour investir, c'est ainsi qu'on en vient à prêter aux pauvres, et à endetter tout ce beau monde, et puis un jour, on remboursera. Crédit et croissance sont liés, puisqu'il faut de l'argent pour faire de la croissance et que personne n'a d'argent, empruntons joyeusement! Associé à l'énorme machine de production de rêve : la communication, personne n'y échappe et chaque sortie vous remplit le cerveau des désirs, besoins et envies de consommation qui vous rendrons plus matérialistes et consommateurs heureux. Deux issues pour se débarraser du crédit tel qu'il existe aujourd'hui : les monnaies libres et complémantaires


Espèces, environnement, géologie
Ca va vite, très vite, les prévisions du GIEC et des climatologues se suivent et se ressemblent : pessimisme et réalisme à tous les étages : on va dans le mur. Comment réduire de 70% nos émissions de gaz à effet de serre quand ceux qui ont intérêt à ce qu'on continue à acheter leurs produits sont les puissants lobbys qui financent les gouvernements?
De ce côté là, ça bouge, la croissante verte pipo, une nouvelle bulle pour capitaliste enragés, où faire de l'argent pendant que le reste se casse la gueule. Il y a plein d'initiatives et ça bouge à une vitesse incroyable, mais c'est comme faire faire un demi tour au titanic, la machine est lourde, les frottements sont énormes et à la vitesse où l'on avance, en comptant l'inertie, c'est une gigantesque manoeuvre que cette transition énergétique.

J'ajoute un nouveau point, le côté géopolitique international, avec la modification du monde et des mouvements violents et multiples : Iran, Corée du Nord, Honduras... ça commence à chauffer à droite, à gauche et au milieu. En Europe, on se bat gentiment contre les terroristes saboteurs de TGV, les enfants dans les écoles et les cagouleux dans les manifestations.

Internet ou la liberté d'expression, Internet ou la conscience globale collective, Internet et je suis connecté au monde.
Internet ne sauvera pas le monde, l'homme se sauvera, s'il se réveille et constate les dégâts, mais Internet est un outil magnifique qui nous permet de mieux nous lier, échanger et partager sur tous ces problèmes dont les médias ne parlent que trop peu.


L'année dernière, c'était pour DAVSII que je postais ce buzz, maintenant on connait le plan du gouvernement, avec HADOPI, LOPPSI, HADOPI2 et autres. C'est quand un texte arrive au dernier rempart de la démocratie qu'il faut se poser des questions sur le respect des libertés de ce pays. Le gouvernement a peur. Et la peur, ça rend fou, ça fait faire des erreurs, et une obsession du contrôle. Continuons le combat de ce côté pour défendre nos libertés et garder cet espace de libertés inoui et improbable qui a révolutionné notre monde.

 
Il y a un autre monde, différent, rempli de diversité, constitué d'une multitude de systèmes différents et complémentaires, interliés mais auto-organisés, plein d'alternatives, des modèles nouveaux naissent alors que l'ancien modèle résiste et fume. Le titanic est touché, et malgré son étanchéité, il semble que les caves prennent sérieusement l'eau. Combien de temps avant que l'on parte pour le fond, encore une question à laquelle je ne peux répondre, mais ce qui est sûr c'est qu'il est trop tard pour vider l'eau des cales.

Certains modèles sont obsolètes, les business models sont dépassés, ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils meurent, je parlais de General Motors et Ford l'année dernière, Microsoft fait partie de ceux là, comme EMI, Universal, ce n'est qu'une question de temps. Parce qu'ils sont dépassés, parce que l'alternative est plus intéressante, et qu'on finit par se demander comment on a pu faire pour les utiliser si longtemps et ne pas remettre en question leur légitimité et leurs prix exhorbitants. C'est la vie, l'évolution, c'est la destruction créative.. on ne peut aller à contre courant, et pour l'instant, il y en a qui rament sévère, au lieu de s'adapter ils ont choisi le contrôle et la résistance, bon courage.


Alter
Alors dès à présent, tissez vos liens, créez du libre, partagez vos richesses, échangez avec vos voisins, relocalisez votre consommation, tenez vous informés et arrêtez la télé. Stoppez les médias et la société de consommation, lisez les journaux indépendants et libres qui ne font pas partie de groupes contrôlés par les actionnaires. Libérez votre cerveau, respirez et ouvrez les yeux sur ce monde magnfique qui s'ouvre à nous, cette opportunité d'un monde meilleur dont nous rêvons tous.

C'est possible. C'est maintenant.


Et moi pendant ce temps là?
Demain commence la conférence internationale de développement durable pour laquelle je fais mon dernier stage, ici à Utrecht en Hollande. 333 chercheurs viennent présenter leurs travaux et partager leur connaissance pour savoir si nous avançons assez vite pour éviter le pire.

Fin septembre, j'aurai fini, et arriverai à un point crucial de mon histoire, la fin des études, l'entrée dans le monde tu travail.
J'ai pas envie d'entrer dans ce monde du travail, car je ne vis pas pour travailler et je refuse d'utiliser un système que je critique. Alors le mieux c'est de montrer la voie, et de proposer autre chose, une autre organisation, une façon de fonctionner différente. 

Alors il ne me reste plus qu'à me trouver l'activité qui me fera vibrer et vivre. J'ai déjà quelques idées, énergie, environnement, économie (les 3 croissannces Exponentielles en E), il y a de quoi faire.

Connecteur, Transitionneur, je continue mon organisation quotidienne du futur à ma manière, je tisse les liens, j'étends les réseaux, je rencontre, recommande et partage.

Afin d'avoir un petit feedback je m'en remets à vous, où est-ce que vous me verriez à partir d'Octobre?
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 17 juin 2009
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Voilà un message que vous ne verrez pas sur TF1. Ca ne parle d'Omar Bongo, de Home, de l'Iran ou de développement durable, il s'agit de l'évolution de la situation financière mondiale sur l'été 2009.

C'est le communiqué du LEAP du 16 juin 2009 : On y découvre, avec leur précision et sérieux habituels, l'évolution de la situation mondiale de la crise et l'arrivée de 3 vagues scélérates qui vont secouer et chambouler notre système financier et économique.

1- Chômage en masse
2- Faillites d'entreprises-banques-etats
3- Crise terminale des bons US et de la livre.

Afin de ne pas déformer leur propos, je vous propose de vous rendre directement sur la page d'analyse argumentée et sourcée, comme d'habitude de ce groupe d'expert qui avait vu le subprime depuis 2006 et a toujours tenu un discours bien plus proche de la réalité que le mainstream message.

J'ai lu quelque part que le mot crise en chinois se décompose en deux mots : danger et opportunité.

A nous de faire le nécessaire pour se protéger et transformer ces opportunités!


Voici le lien magique : http://www.europe2020.org/spip.php?article607&lang=fr

La crise est loin d'être finie.


Une image qui symbolise tout ça : le premier sommet des BRIC (brésil, russie, inde, chine) sans les occidentaux. Le monde est en train de changer :

La réunion des BRIC -image prise chez RUE89
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Mon bloggeur fetiche en matiere d economie, c est Paul Jorion.

Lui qui avait ecrit sur la crise du subprime en 2007 et a nouveau sur tout le deglingage du systeme avec la Crise passe durant une heure dans l emission parlons net entoure de 5 journalistes.

Il y couvre depuis la creation jusqu aux evolutions de la crise les problemes actuels du capitalisme et les alternatives necessaires et en cours de reflexion.


Je recommande cette video tres chaudement a tous ceux qui n ont pas encore bien compris ce qui se passe et qui souhaiteraient se remettre a l heure.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 avril 2009
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Quand je pense à l'avenir, le monde idéal, dans longtemps, ça passe évidemment par un système à fonctionnement très local, des miliers de systèmes locaux interconnectés et interdépendants. Au niveau de la monnaie, ça ressemblerait à peu près à ce qui se dit dans cette interview :


Open Money : bientôt chacun créera sa propre monnaie

Entretien avec Jean-François Noubel

De la même façon que le micro-ordinateur a donné leur autonomie informatique à toutes les unités humaines (maisons, entreprises, écoles, institutions...) et que les technologies vertes promettent de leur donner une autonomie énergétique (solaire, éolien, géothermie, etc.), voilà qu’arrivent les monnaies libres (« open money »), censées donner à chacun son autonomie monétaire. En termes techniques, après la généralisation de l’html (protocole informatique qui permet à n’importe quel ordinateur de se brancher sur internet) et de l’http (langage universel du web) qui ont transformé chaque citoyen planétaire en émetteur/récepteur d’informations (au moins potentiel), préparez-vous au prochain protocole du world wide web : appellons-le provisoirement htxx. Grâce à lui, chacun pourra bientôt devenir émetteur/récepteur de monnaies - ce qui va métamorphoser l’économie et la société, mais aussi nos vies et nos esprits. Nous avons interrogé l’un des membres du petit groupe qui prépare cette révolution.

Propos recueillis par Mélik N’Guédar


Nouvelles Clés : Avant les années 70, personne n’avait vu venir le micro-ordinateur et les bouleversements qu’il allait apporter. Dans les années 80, qui nous parlait d’Internet ? Aujourd’hui, vous dites que nous sommes à la veille d’un choc aussi grand, concernant non plus l’information, mais la monnaie ?

Jean-François Noubel : Finement comprendre la monnaie est une expérience incroyable, quelque chose de l’ordre du film Matrix. On se libère des conditionnements du système, pour le contempler du dehors, dans ses structures fines. La plupart des échanges sont aujourd’hui monétarisés. La monnaie imbibe tout, nos psychés, nos comportements, bien au-delà de ce que nous imaginons. L’ensemble du monde actuel est modelé par la monnaie. Réaliser cela est très secouant. C’est du même ordre que découvrir la rotondité de la terre. On passe pas le déni, la colère, le marchandage, etc. Avant de pouvoir vous parler de l’arrivée des « monnaies libres » (open money), il est indispensable de comprendre deux ou trois choses sur notre système actuel.

Vous avez déjà joué au Monopoly, n’est-ce pas, avec des joueurs et une banque ? Si la banque ne donne pas d’argent, le jeu s’arrête, même si vous possédez des maisons. On peut entrer en pauvreté, non par manque de richesse, mais par manque d’outil de transaction, de monnaie. Dans le monde d’aujourd’hui, 90% des personnes, des entreprises et même des États sont en manque de moyens d’échange, non qu’ils soient pauvres dans l’absolu (ils ont du temps, des compétences, souvent des matières premières), mais par absence de monnaie. Pourquoi ? Parce que, comme dans le Monopoly, leur seule monnaie dépend d’une source extérieure, qui va en injecter ou pas. Il n’y a pas autonomie monétaire des écosystèmes.

Au Monopoly tout le monde commence à égalité. Puis, peu à peu, des déséquilibres s’introduisent. Si la banque décidait de faire payer la monnaie, avec taux d’intérêt, les déséquilibres s’accroîtraient encore plus vite, parce que, mathématiquement, l’intérêt évolue de façon exponentielle. Aujourd’hui, 95 % de la monnaie mondiale est payante. En moyenne, quand vous achetez un objet, le cumul des intérêts constitue 50% de son prix. Cette architecture fait que la moindre inégalité s’amplifie très vite : plus vous êtes riche, plus vous avez tendance à vous enrichir, plus vous êtes pauvre, plus vous avez tendance à vous appauvrir. Il y a un phénomène d’auto-attraction de la monnaie, quasiment comme la matière dans le cosmos. On parle de « loi de condensation », avec des boucles en feedback positif ou négatif.

Le premier a en avoir parlé, au XIX° siècle, est l’économiste Vilfredo Pareto, qui avait beaucoup voyagé et constaté que, quel que soit le système, 20% de la population humaine possédait en moyenne 80% des richesses. Le « principe Pareto » a montré que notre système monétaire n’était pas viable à long terme - tout le monde est d’accord là-dessus, même les dirigeants de l’US Federal Bank. C’est par nature un système à cycle court, où l’on doit régulièrement remettre les compteurs à zéro, par une crise grave, un crack général, une guerre. Ce système encourage fondamentalement le court terme, la compétition, la propriétarisation d’un maximum de choses, ressources, mais aussi savoir, espèces vivantes, etc. Dans la métaphore du Monopoly, le décalage entre riches et pauvres s’accroît jusqu’à l’absurde, puisque finalement, le riche élimine les pauvres et, se retrouvant seul, ne peut plus jouer. Même s’il dit qu’il a « gagné », c’est un jeu à mort collective. Si vous faisiez jouer à ce jeu les dix sages les plus sages du monde, ils ne pourraient rien y changer, car tout dépend de la règle, c’est-à-dire de l’architecture intrinsèque du système, notamment en ceci : les joueurs dépendent d’une source extérieure qui leur fournit l’outil de leurs propres transactions et, ce faisant, leur dicte sa loi.

LES LETS ET LA REDÉCOUVERTE DE LA MONNAIE LIBRE

N.C. : N’en a-t-il pas toujours été ainsi ?

J.F.N. : Au cours de l’histoire, l’humanité s’est inventé une foule de moyens monétaires et nous nous trompons quand nous pensons que notre système est le fruit d’une longue évolution universelle : il est jeune, droit sorti de l’Angleterre victorienne, qui l’a taillé pour servir l’idéologie industrielle. Depuis, c’est devenu un processus planétaire, qui a énormément évolué, notamment depuis vingt ans, en devenant digital. Les conséquences de la digitalisation sont considérables : nous vivons de plus en plus sur des cartes de crédit, donc avec de l’argent payant, et les puissants peuvent désormais transférer des sommes colossales d’un bout à l’autre de la planète d’un simple clic d’ordinateur.

La première monnaie libre remonte, elle, à environ un siècle. L’un de ses inventeurs, était un Autrichien qui, après un tour du monde, s’était retrouvé chez lui, une région économiquement sinistrée. Son idée fut de relancer l’activité en inventant une monnaie locale « fondante ». C’est une monnaie qui, non seulement ne rapporte pas d’intérêt, mais qui perd de la valeur si l’on ne s’en sert pas. Au bout d’un mois, par exemple, si vous ne l’avez pas utilisée, vous pouvez la jeter, car on imprime d’autres billets. Cette architecture décourage la thésaurisation monétaire et encourage la dépense, l’investissement et la thésaurisation de biens. Du coup les tendances inégalitaires décrites par Pareto se trouvent bloquées. Changeant la règle du jeu monétaire, vous changez les comportements et toute l’économie repart. Cet Autrichien a si bien réussi qu’on l’a... jeté en prison ! Il arrivait trop tôt. À cette époque, attaquer la centralisation étatique était un tabou.

Avec la crise de 29, on va voir les habitants de certaines zones totalement ruinées et démonétarisées se remettre au troc et, s’apercevant que celui-ci ne peut pas mener loin, redécouvrir le principe de base de la monnaie, qui correspond à un processus naturel. Toutes sortes de monnaies locales sont ainsi apparues dans les années 30, en Europe et en Amérique. Là aussi, la question deviendra politique et la réponse sera le New Deal, puis, de façon radicale, la seconde guerre mondiale.

N.C. : Pour notre génération, tout commence avec les fameux Lets canadiens...

J.F.N. : Lets que l’on a traduit par « Local exchange tip system », alors que le sens originel était simplement « let’s do it » ! C’est parti vers 1982, d’un certain Michael Lynton, membre de notre groupe actuel, qui vivait à l’époque près de Vancouver, dans une vallée en crise, après que l’armée ait quitté la zone. Lynton eut l’idée géniale de créer un système de crédit mutuel sans banque du tout. Pas de source extérieure, on se fait confiance : chaque fois que j’achète quelque chose, c’est noté en moins ; chaque fois que je vends quelque chose, c’est noté en plus. Nul besoin d’avoir accumulé de l’argent au préalable, c’est l’échange qui crée spontanément la monnaie.

Ces Canadiens qualifièrent leur nouvelle monnaie de « CC » (pour « Community Currencies »). Leur système fit tâche d’huile dans le monde entier. En France, on vit ainsi apparaître différents SEL (« système d’échange local »). On estime qu’il existe aujourd’hui dans le monde environ cinq mille monnaies locales de ce genre. Elles sont généralement restées en marge de la société, dans des réseaux de chômeurs, des quartiers défavorisés, chez des révolutionnaires de l’écologie, etc. Une version des Lets est indexée sur le temps. Le « time banking », qui fonctionne sur du « time dollar », est devenu une institution aux États-Unis. Dans les zones en crise, que la monnaie a désertées, les gens au chômage sont riches en temps ! Comme ils disposent aussi de savoirs faire, il suffit de mettre en place un système d’information et de comptabilité des échanges, pour que l’activité reparte.

N.C. : Pourquoi ces systèmes sont-ils restés marginaux ?

J.F.N. : D’abord parce que l’économie principale, hyper puissante, reste pour le moment opérationnelle. D’autre part, ces nouvelles monnaies supposent une participation très active, militante. Si vous avez du travail et que votre train de vie vous va, votre motivation restera molle. Il en est allé autrement dans certains cas, notamment en Argentine, où la monnaie s’est brusquement effondrée. Imaginez que tous vos euros ne vaillent plus rien du jour au lendemain, votre motivation va changer. D’abord, vous allez descendre dans la rue, pour chercher quoi échanger, afin de couvrir vos besoins fondamentaux. En moins d’une semaine, vous vous apercevrez que le troc pur ne marche pas, ou très mal, qu’il faut un système d’information derrière. Donc, pour pouvoir manger, vous allez devoir acquérir une culture de la monnaie. Celle-ci commence par un inventaire de vos richesses. Qu’avez-vous à offrir ? Enseigner l’anglais ? Les œufs de votre poulailler ? Transporter des personnes ou des marchandises dans votre voiture ? Tout le monde se livre à cette recherche. On découvre alors que des gens qui n’avaient aucune valeur dans le système étatique et bancaire, en trouvent soudain une. Par exemple des femmes illettrées, absentes des radars économiques « normaux », découvrent qu’elles ont de la valeur, parce qu’elles peuvent : cuisiner, jardiner, coudre, laver, garder des enfants, etc.

N.C. : En pleine crise, on imagine en effet que sont revalorisées les savoirs faire pragmatiques, liés à la survie. Par contre, si je suis épistémologue ou neurochirurgien, je risque d’avoir du mal à monnayer ça.

J.F.N. : Pas forcément. Certes, au moment d’un crack économique, les étages s’effondrent et on en revient à une base quasiment biologique. Mais le monde se reconstruit vite. On retrouve ce que les psychosociologues appellent la « pyramide de Maslow » : les premières semaines, vous avez besoin de boire, de manger, de vous chauffer, etc. ; au bout d’un mois, vous aurez peut-être envie de vous faire couper les cheveux ; puis de reprendre vos cours de yoga, ou de piano. La sophistication revient plus vite qu’on ne croit. Ce fut le cas des « réseaux de troc » argentins, qui ont rapidement adopté un modèle de « monnaie fondante ». Des spécialistes les ont rejoints, par exemple l’économiste Eloisa Primavera, qui fait partie de notre petit cercle...

Cette histoire argentine a bien marché, touchant des millions de personnes. Et puis tout s’est effondré, en quelques semaines. Pourquoi ? D’abord parce que la monnaie officielle est revenue en force et que les vieilles habitudes ont repris. Ensuite, sur un point essentiel, ce système restait classique : il y avait toujours une banque, qui créait la monnaie, fondante ou pas, une source extérieure aux transactions. Dans le meilleur des cas, cette source est honnête et indexe bien la masse monétaire aux besoins, mais au bout du compte, il y eut assez d’erreurs et de malversations, pour que la majorité se rabatte sur le système étatique réparé. On pourrait citer de nombreux autres exemples, l’Australie, l’Afrique du Sud et des tas d’endroits dans le monde, avec parfois le soutien des États. Ici même, il y a le projet européen Sol, dans lequel Patrick Viveret est très investi. Mais sur un point essentiel, ça reste classique : la source monétaire est extérieure à l’« écosystème », alors que la monnaie du futur, dont je voudrais vous parler maintenant, émane des agents eux-mêmes.

N.C. : Venons-en donc enfin à cette nouvelle vision !

DES MILLIONS DE MONNAIES SUR LE WEB !

J.F.N. : C’est un processus monétaire révolutionnaire, comparable à ce qui s’est passé pour les médias. Revenez vingt ans en arrière, nous avions quelques dizaines de mass-médias, journaux, télés, radios, pour des dizaines de millions de citoyens. Ces médias étaient tous propriété d’États ou de grands groupes. En face, l’individu était isolé, démuni. Aujourd’hui, grâce à Internet, nous sommes des millions à avoir des blogs et des sites, qui diffusent toutes sortes d’informations, provenant de millions d’émetteurs. La source n’est plus extérieure à nous. Ce phénomène est en train de bouleverser les flux d’information, la gouvernance et donc la réalité du monde.

La monnaie constitue la prochaine étape. Il n’y a plus aucune raison, ni économique, ni idéologique, ni technique, pour que la monnaie continue à émaner d’une source extérieure, prise dans une architecture centralisée et inégalitaire. Désormais, l’infrastructure technique, les connaissances, l’idéologie, tout est prêt pour que chacun puisse créer sa ou ses monnaies. Dans les années qui viennent, vous allez voir apparaître des millions de monnaies, comme vous avez aujourd’hui des millions de médias. Si je vous avais parlé de millions de médias il y a vingt ans, vous m’auriez ri au nez. En réalité, personne n’est relié à des millions de médias, chacun se relie plutôt aux vingt, dix, cinq ou trois médias dont il a besoin et qui lui correspondent. Pour la monnaie, nous allons assister à un phénomène similaire. Vous n’allez pas adhérer à des millions de monnaies, mais à quelques-unes, qui vous correspondront. Par exemple à la monnaie de votre quartier, avec laquelle vous allez pouvoir payer votre coiffeur, votre boulanger, votre épicier, etc. À l’autre extrême, admettons que vous soyez philatéliste spécialisé dans le papillon, vous allez adhérer à la communauté mondiale des collectionneurs de ces timbres-là, qui aura sa propre monnaie, le Butterfly, permettant de s’échanger des timbres sans passer par le dollar, l’euro ou le yen. Chacun va déterminer ses appartenances monétaires en fonction de ses besoins. Si vous vous apercevez que l’essentiel de vos achats provient de votre région, vous allez adhérer à une communauté monétaire régionale. Si vous voyagez beaucoup dans telle partie du monde, vous allez vous retrouver dans un réseau de gens comme vous, qui vont développer leur propre monnaie. Même votre immeuble peut avoir sa monnaie, pour acheter et vendre, par exemple du covoiturage, des cours particuliers, du baby-sitting, etc.

Toutes ces monnaies se créeront aussi facilement que se crée aujourd’hui un groupe de discussion sur le web. Au début tous les comptes sont à zéro et puis on commence les échanges et les comptes se mettent à bouger, en plus ou en moins...

N.C. : Admettons que je m’installe au fond de la campagne, et que je veuille adhérer à une monnaie locale pour payer ma nourriture. Mon compte va très vite se trouver dans le rouge, car je n’aurai rien à offrir en échange dans cette région, n’étant hélas ni artisan, ni jardinier, ni cuisinier, ni infirmier, ni même enseignant - seule une grande ville sophistiquée peut éventuellement avoir besoin des services d’un journaliste, non ?

J.F.N. : Je poursuis ma description, vous allez voir comment tout cela se met en place. En allant du plus petit vers le plus grand, vous avez d’abord une monnaie de quartier utilisée par quelques dizaines de personnes ; puis une monnaie locale ou régionale comptant quelques centaines de milliers d’utilisateurs ; puis des monnaies nationales ou transnationales, qui auront des dizaines de millions, voire des centaines de millions de membres. Vous pouvez par exemple très bien imaginer une monnaie internationale « Créatifs Culturels », dont les tenants garantiront : « Tout ce qui circule chez nous est garanti durable, éthique, pacifique, clean, bio, etc. » À l’intérieur d’un cercle d’une telle ampleur, s’établiront une éthique, une gouvernance, une fiscalité interne... et là, on aura besoin de journalistes, vous trouverez votre place.

N.C. : Quelqu’un comme moi ne peut donc fonctionner qu’avec la monnaie d’un gros réseau mondial ?

J.F.N. : Même si c’était le cas, cela ne poserait pas de problème. Comme aujourd’hui, vous aurez des gens dont 80% des échanges continueront à se faire sur le plan local et qui n’utiliseront que des monnaies de la région. Mais même eux ont besoin de s’acheter, mettons, de l’essence, pour laquelle ils auront besoin d’une monnaie globale - cela représentera peut-être 10% ou 20% de leurs transactions. À l’inverse, d’autres fonctionneront majoritairement avec des monnaies internationales. Tout cela donnera toutes sortes d’échanges.

N.C. : Concrètement, si j’arrive chez le boulanger, j’arrive avec quoi en poche : des pièces, des billets, un chéquier ?

J.F.N. : Une carte magnétique, vraisemblablement. De ce point de vue, la carte de crédit bancaire a bien préparé le travail. Aujourd’hui, il peut arriver que vous entriez dans un magasin qui ne prend pas votre type de carte de crédit. Vous choisissez alors un autre mode de paiement, ce n’est pas plus compliqué que ça.

N.C. : Mais ce système ne représente-t-il pas une sorte de régression hyper compliquée, comme au temps où chaque seigneurie frappait sa propre monnaie et où les gens passaient leur temps à changer une monnaie contre une autre ?

J.F.N. : Internet aurait semblé horriblement compliqué si j’avais dû vous l’expliquer en théorie avant que ça n’existe. Nous allons vers un monde qui comportera des millions de monnaies et donc des millions de parités, et pourtant ça ne sera pas compliqué. L’immense différence avec l’époque que vous évoquez tient au fait que toutes ces « open moneys » (monnaies libres) seront créées par les gens eux-mêmes et non par les seigneurs locaux. Cela change tout.

N.C. : Mais nous, Européens, qui sommes si contents d’avoir aujourd’hui le même euro, de Gibraltar à Varsovie, n’allons-nous pas juste à rebours de ce que vous dites ?

J.F.N. : Ça n’est pas contradictoire. En gros, il s’agit de laisser chaque écosystème exprimer spontanément ses besoins. Le projet « Open Money » consiste à dire : « Voilà l’outil pour créer toutes les monnaies que vous voulez, avec les architectures, la gouvernance et les limites que vous voulez, indexée sur ce que vous voulez : des dollars, des heures, des kilowatts, rien... » C’est donc un métasystème que nous sommes en train de mettre en place. De la même façon qu’ont été établis le protocole http, avec interface utilisateur, qui permet à des machines très différentes de communiquer les unes avec les autres sur le réseau mondial, et aussi le système html, qui permet à toute personne de faire du contenu et de le communiquer sur ce réseau (cf encadré ci-contre), nous sommes en train de créer un nouveau protocole, appelons-le provisoirement htxx, qui permettra à tout collectif de se créer sa ou ses monnaies

N.C. : Des experts monétaires partagent-ils votre point de vue ?

J.F.N. : Oui, par exemple Bernard Lietaer, cofondateur de l’euro, ancien de la banque centrale européenne, qui s’explique dans son best-seller The future of money et aussi sur www.transaction.net/money/book/inde.... Il vient de produire pour le Club de Rome un document faisant le lien entre ce qu’il appelle les « monnaies complémentaires » et la durabilité. C’est un réformiste, très politique. Selon lui, la monnaie principale est yang, masculine, compétitive, dynamique, et les « monnaies complémentaires » sont yin, féminines, servant quand on n’a pas besoin d’être en compétition, mais en collaboration, avec partage de savoir, développement durable, etc. Il pense qu’un bon dosage entre monnaies yin et yang nous permettra de naviguer à long terme. Je ne partage pas tout à fait son point de vue, même si c’est un ami que j’estime beaucoup.

N.C. : Le prospectiviste Mark Luyckx nous disait récemment que plusieurs milliers d’entreprises belges fonctionnaient déjà en partie avec leur propre monnaie... Mais pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau protocole ?

J.F.N. : Il permettra à chacun de se créer des comptes, à partir desquels il pourra émettre et recevoir autant de monnaies qu’il voudra. Aujourd’hui, vous avez par exemple un compte email, que vous pouvez communiquer, pour participer à des groupes de discussion ou à des réseaux de toutes sortes. À partir de ce compte, vous émettez et recevez des emails. Eh bien, de la même façon, vous aurez un compte CC (community currency) qui vous permettra de vous connecter à n’importe quelle monnaie en quelques clics et de pouvoir émettre et recevoir de ces monnaies-là.

UNE GOUVERNANCE ÉTHIQUE INTÉGRÉE DANS UN LOGICIEL

N.C. : Il y a une différence de taille entre l’information et la monnaie : par définition, la première est illimitée - si j’utilise une information, je n’en prive personne -, alors que la monnaie symbolise une richesse qui, quelle qu’elle soit, ne peut malheureusement pas se démultiplier ! Qu’est-ce qui va ancrer ces monnaies libres dans le réel matériel de la rareté ?

J.F.N. : Imaginez une partie de Monopoly où, à la place de la banque, chacun des joueurs achète et vend librement, avec des comptes, initialement égaux, qui montent et qui descendent en fonction des échanges. Les joueurs de ce collectif décident du type de produits ou de services échangés. Ils fixent aussi les limites du marché : jusqu’où peut-on descendre dans le débit et grimper dans le crédit ? Exemple simple pour faire comprendre, un groupe de personnes pratiquant le covoiturage peut décider de prendre comme règle de gouvernance que personne ne pourra descendre plus bas que -200 km, ni monter plus haut que +200 km. Si vous avez déjà donné 200 km, vous devez absolument vous faire covoiturer par les autres, tout ce que vous donnerez en plus ne sera pas comptabilisé. Inversement, si vous avez déjà pris 200 km, vous avez épuisé votre crédit et il vous faut covoiturer les autres si vous voulez continuer à fonctionner dans ce collectif. Autrement dit, un collectif peut décider que personne ne s’endettera ni ne s’enrichira au-delà d’un certain pourcentage de la masse monétaire globale de ce collectif.

Cas de figure plus élaboré, qui va forcément se retrouver dans les grandes monnaies libres : un système de « réputation », comme sur e-bay. Imaginons par exemple que vous ayez cinq ans d’ancienneté dans tel système monétaire, avec 4000 transactions, dont 99 % tout à fait réussies, votre réputation sera très positive et votre ligne de crédit très large - vous pourrez même prétendre à un emprunt pour acheter votre maison. Si par contre vous avez été souvent dans le rouge, que plusieurs fois vous n’avez pas rempli vos engagements, votre marge de crédit sera plus étroite. Si vous vous comportez vraiment mal, vous allez même être repéré par tout le net et aucun groupe monétaire ne vous acceptera plus. Bien sûr, quand vous démarrez dans un nouveau réseau, vous avez une petite marge, qui s’élargira en fonction de votre plus ou moins bonne réputation. Tout cela est en fait de la gouvernance engrammée dans la technologie.

N.C. : C’est automatique...

J.F.N. : Mieux que ça. Réfléchissez à l’essence même de cette technologie : en soi, c’est de la conscience embarquée, ou engrammée. Pensez aux premières heures de e-bay. Combien de gens ont dit, à l’époque : « Ça ne marchera jamais ! On a déjà du mal à acheter la tondeuse du voisin, ou à la lui vendre par peur des chèques en bois, comment irais-je faire des enchères avec un type à l’autre bout du monde que je n’ai jamais vu ?! » La réponse, c’est que vous n’avez pas à faire confiance à cet inconnu, mais à la technologie, non pas parce qu’elle serait « automatique », mais parce qu’on y a engrammé une structure de gouvernance. L’accord tacite est intégré au mode opératoire. Les transactions en ligne sur la toile n’ont pas besoin d’une confiance explicite, le protocole mis en place règle ces problèmes-là.

L’une des grandes erreurs de la plupart des économistes aujourd’hui, est de dire qu’il faut d’abord la confiance pour qu’une nouvelle monnaie soit possible. C’était vrai dans l’ancien paradigme, mais faux dans le nouveau. C’est ce qu’on voit aussi dans Wikipédia, dont on se moquait : « Ça ne peut pas marcher ! » Mais on a créé la gouvernance dans la technologie du Wiki. Eh bien, nous sommes en train de préparer la même chose pour la monnaie !

N.C. : Une rumeur récente prétend que beaucoup d’articles de Wikipédia sont manipulées par les multinationales, les maffias, les services secrets, etc.

J.F.N. : Soyons pratique : tout système se jauge à sa résilience, c’est-à-dire à sa capacité d’embrasser les forces en présence. Wikipédia peut-il continuer, malgré la pathologie humaine ? Jusqu’à preuve du contraire, la réponse est oui. Bien sûr que les lobbies, les grandes entreprises, les États, sans compter certains groupes extrémistes, tentent d’influencer certaines informations stratégiques. Malgré cela, Wikipédia est déjà la plus grande encyclopédie du monde.

N.C. : Jusqu’à présent, la plupart des expériences de « monnaie locale » réussies - dans les années 30 à Wörgel (Autriche), les années 50 à Lignières-en-Berry, les années 90 à Buenos Aires - ont été finalement stoppées par l’État, jaloux de son supposé monopole monétaire. Vous pensez que les « monnaies libres » pourront tranquillement se développer sur le web, sans que les États ne les sabotent ?

J.F.N. : Ça embête surtout les puissances financières qui contrôlent les États. Cela dit, toute grande innovation s’installe en deux temps : un premier temps d’activisme social, souvent idéologique, qui crée un contexte, où se coulent, dans un second temps, des inventions beaucoup plus pragmatiques. Celles-ci sont forcément confrontées à l’ancien ordre établi, menacé dans sa survie. C’est valable à toutes les époques. Au Moyen-âge, vous avez des gens qui disent : « Il faut traduire la Bible pour que tout le monde puisse la lire. » Cette idée révolutionnaire révulse l’Église, qui voit le monde s’effondrer et s’abrite derrière le fait que c’est techniquement impossible. Mais voilà que Güttenberg résout la question en inventant l’imprimerie, qui va métamorphoser la culture et fonder une nouvelle civilisation ! La même chose est en train de se passer aujourd’hui avec la monnaie. La première phase est accomplie, le contexte est là, creusé par toutes sortes d’expériences, dans une situation de crise économique larvée. L’étape suivante ? D’un côté, les activistes sociaux des forums alter-mondialistes réclament que l’on passe par la voie politique, en légiférant, interdisant, fiscalisant, bref en utilisant le système présent. De l’autre côté, vous avez les inventeurs, parmi lesquels je situe notre petit groupe. Nous ne sommes pas dans une logique de combat, même si nous voyons bien les défauts du système. Nous sommes juste en train d’inventer le système suivant !

N.C. : Qui appartient à votre groupe ?

J.F.N. : Une dizaine de personnes, dont Eric Harrys Brown, Ernie Jacob ou le fameux Michael Lynton, l’inventeur des Lets qui, en vingt-cinq ans, a vraiment connu la traversée du désert du visionnaire. Aujourd’hui, nous avons quasiment achevé, l’architecture du protocole - c’est le plus complexe -, la gouvernance, les modèles économiques sous-jacents, la stratégie de lancement, puis de déploiement... Mon propre rôle a été de diffuser la nouvelle. De plus en plus de gens dans le monde veulent en être ! Prochaine étape, début février 2008, nous nous réunissons une semaine au Mexique, pour mettre quelques dizaines de personnes au diapason, puis nous répartir en groupes de travail sur les modèles économiques, ou les vecteurs de diffusion, ou encore la levée de fonds... car ce qui nous sépare désormais du lancement, ce sont les quelques millions de vieux dollars ou d’euros nécessaires aux deux années de travail à plein temps qui le précèderont - il s’agira forcément de fonds éthiques, reposant sur une stratégie à long terme, et je n’hésite pas à dire : sur une vision spirituelle.

N.C. : De quelle façon ?

J.F.N. : La réponse est multiple. Toutes les grandes inventions humaines, depuis la maîtrise du feu ou de la roue, ont contribué à l’évolution spirituelle de l’humanité. Quand un rêve réussit à s’incarner dans la matière, la conscience se déploie. Il y a plus de conscience dans un monde qui contient des livres que dans un monde qui n’en contient pas. Mais ça va plus profond. Des êtres qui auraient toujours vécu en prison, se verraient eux-mêmes comme naturellement limités. Transposés dans une nature fleurie, quelque chose se déploie en eux. La vie moderne actuelle rogne une grande partie de notre éventail de possibilités. Tout ce qui n’est pas monnayable a du mal à prouver sa valeur. Connaissez-vous le « Wealth Aknowlegment System » (WAS) ou « système de reconnaissance de la richesse » ? C’est une façon d’interroger la personne sur sa richesse intrinsèque, son identité profonde, son âme. Le système monétaire actuel permet des échanges globaux, entre humains qui ne se connaissent pas, mais seulement pour une toute petite partie de leurs vraies richesses. Que deviennent les autres richesses ? Une partie d’entre elles n’a pas besoin d’être comptabilisée, ne concernant que la sphère intime. La plupart des autres sont niées, ou dégradées. Alors que dans des systèmes d’échanges différents, comme ceux que permettront les monnaies libres, tout un pan de la richesse, donc de la conscience humaine pourra se révéler. Mais pour vraiment vous parler du WAS, il faudra que vous reveniez nous voir. C’est l’autre moitié de notre programme. 

Les protocoles qui ont fondé le web

http: Le Hypertext Transfer Protocol, littéralement « protocole de transfert hypertexte », est un langage informatique de communication client-serveur, développé pour le World Wide Web. Les clients HTTP les plus connus sont les navigateurs Web permettant à un utilisateur d’accéder à un serveur contenant les données. Il existe aussi des systèmes pour récupérer automatiquement le contenu d’un site, tels que les aspirateurs de site ou les robots d’indexation.

html : Le Hypertext Markup Language, est un langage informatique de balisage conçu pour écrire les pages Web, et notamment pour créer de l’hypertexte, d’où son nom. HTML permet aussi de structurer sémantiquement et de mettre en page le contenu des pages, d’inclure des ressources multimédias dont des images, des formulaires de saisie, et des applets. Il permet de créer des documents interopérables avec des équipements très variés et de soutenir l’accessibilité du Web.

Htcc : Verrons-nous apparaître bientôt un Hypertext Current Currency, ou protocole permettant la circulation de monnaies libres ? That’s a good question.

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 7 avril 2009
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde

Voilà un clip, où un enfant vous explique en 3 mots le bordel de la situation. Ca me rappelle la petite fille en 92 à l'ONU.

Juste ça en attendant plein de news de la vraie vie, et des tonnes de décodage du G20 inutile, et de toutes les autres défaillances de nos chers politiques. Nous vivons des temps étranges..



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 30 mars 2009
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Je vous avais déjà parlé un peu de mon mémoire en Juillet dernier. Celui-ci est dans sa phase terminale et si je devais vous en communiquer la problèmatique aujourd'hui, elle serait comme suit :

"Quels sont les scénarios d'avenir des variables énergétiques et environnementales d'ici 2030?"



Et parce que pour apporter un peu d'eau à mon moulin, j'ai besoin de vos gouttes, je vous transmets 6 joints, mon questionnaire :

Merci d'avance!


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 20 janvier 2009
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
L'année dernière j'avais rien trouvé de plus intelligent que de souhaiter pour 2008, la santé, comme tout le monde, mais que la somme des bonheurs et des malheurs tendent plutôt vers une dominante bonheurdisante.

Pour 2009, si vous aimez la tristesse, le désespoir, la guerre, que dis-je, les guerres, les faillites bancaires, eh bien ça promet.

Eh puis d'abord, le bonheur c'est relatif. Est-ce que le bonheur c'est la crise? la montée du chômage? Le fait que le subprime et le capitalisme souffre? Nous avec? Où est la limite entre le plaisir de voir un système inégal, injuste et complètement obscolète s'effondrer et la douleur des conséquences que ce changement implique et va nous infliger?

Les bonnes nouvelles c'est que Wall Street est mort. et ça, on le dit pas assez. C'est quand même une bonne nouvelle d'avoir explosé un aussi gros casino, c'est pas Mesrine, mais bon. Le nombre de banques, de Madoff, d'arnaques pyramidales, de fond de pension qui se cassent la gueule pour payer tout le vent, la bulle créée, je peux pas vous dire, mais c'est déjà pas mal.

Et c'est qu'un début. Des nationalisations aux USA, en GB, le capitalisme et la main invisible met quand même des sacrés baffes invisibles (c)Francesco pour qui sait lire les magouilles de la FED.

Alors Madame Irma, la crise est derrière nous? Bien sûr, disent les médias. Les fonds de pensions se casseront la gueule en mars dixit LEAP, et puis certains nous parlent même d'une nouvelle monnaie pour remplacer le dollar. Bah oui, parce que les braves chinois, ils commencent à en avoir marre.

La déflation arrive et ça va faire mal. Remember 29? La brouette de marks pour payer ein Brötchen? rigolez pas encore. Quelqu'un se rappelle comment ils sont sortis de 29 les allemands? Es lebe Deutschland. Adolf Hitler? Le mec qui en 33 arrive et parle bien, charme toute la famille et propose une astuce pour relancer l'économie? Allez soyez vigileants, il y en a certains qui parleront bien qui vous feront rêver avec leurs beaux discours. Et puis la situation allant en se dégradant, ça va pas être facile de garder la tête froide. On a déjà eu Lepen au 2nd tour, ça doit pas être bien compliqué de faire pire que Sarko maintenant que la brèche est ouverte. Le meilleur est avenir comme on dit chez nous.

Légende intelligente pour gens intelligents : Quand ca monte, c'est pas bon signe


Bon alors : et Obama? bah c'est bien, il faut bien un peu d'espoir. Effectivement, on va voir ce qu'il fait, parce qu'avec le pays le plus endetté de l'histoire de l'économie, le taux de chômage en flèche, l'éclatement des 50 000 milliards de dollars de CDS, on peut imaginer que ça va être joli. Je félicite Bush, Greenspan, Bernanke, Paulson de tout mon coeur et le remercie solenellement d'avoir nettoyé avant de partir.

Putain, si de penser à ces types là c'est pas un formidable moteur pour faire mieux, je sais pas ce qu'il vous faut.

Alors forcément, quand j'entends un type à l'école qui me dit qu'il veut créer un fond de pension, je me dis qu'il a tout capté. Quand je vois un drapeau américain, et que je me dis qu'on les prend encore pour notre modèle, je me dis qu'on se fout un bon doigt dans l'oeil et que Spiderman et Soldat Ryan, bah C'EST FINI! Faut arrêter là, on commence vraiment à se faire du mal. Dans le même temps, certains font des comparaisons entre la chute de l'empire US et la Russie. Le taux de chômage, GM, Ford, l'économie du crédit, Wall Street, quand tout ça, + l'immobilier + le bâtiment se cassent la gueule en même temps aux USA, qu'on nationalise la pompe à crédit, ça condamne le gouvernement à s'endetter bonbon. Et y a un moment, on se demande comment on peut envisager qu'un jour ils remboursent. M'enfin bon, faut arrêter d'être négatif comme ça, paraît qu'ils ont commencé à apprendre à épargner. Le mot qui doit même pas être traduit en ricain. E-PAR-GNER. bref.

J'écrivais il y a déjà un moment l'histoire du colosse aux pieds de sable. Question de temps pour que comme une Madoff, la population se rendent compte de l'arnaque. Jouez à celui qui mettra le plus de temps avec vos potes, le dernier qui a compris aura le bonnet d'âne. J'ai vraiment hâte de me faire mon badge I love wall street.

Mes potes me soutiennent que je suis con, et que si ça allait vraiment se péter la gueule, ils en parleraient. La différence entre eux et moi, c'est qu'eux regardent les médias.

Volcan du Chaiten- Argentina : il y a vraiment pas que les champignons atomiques qui foutent les boules

Bon, après l'économie, passons à la météo. Quel temps fera-t-il demain?
La bonne nouvelle c'est qu'avec le réchauffement climatique, on va tous vraiment avoir chaud. Pas forcément le soleil, mais ça va chauffer chérie. Et puis pour les surfeurs on peut compter sur quelques tsunamis, disons, hum deux tremblements de terre, 5 cyclones cette année, je parie sur 3 plates formes pétrolières dans le golfe du mexique. P'têtre que ça va raser un peu Cancun, ça permettra de relancer l'économie derrière allez, positivons..
Pour ce qui est des tornades, je suis pas expert. On peut espérer deux réveils de volcan aussi, et puis pourquoi pas enfin notre tant attendu faille de San Andreas à côté de San Francisco. Enfin bon, qui sait ce que Gaïa nous réserve. On ne sait pas de quel bois elle se chauffe, mais on sait bien avec quel pétrole on la chauffe en tout cas.

EDF a de la concurrence : Tempête électrique en Argentine, au volcan du Chaiten

Eh oui.
Constats
1) on est de plus en plus
2) on consomme de plus en plus
3) on est de plus en plus à être de plus en plus
4) on est de plus en plus à consommer de plus en plus
5) on montre un modèle stupide et hyper-over-méga-trop consommateur aux autres qui rêvent de mtv, de pimp my ride et de voitures polluantes et peu écologiques

Exercice pour ce soir :
En anglais sur youtube, vidéo sur la croissance exponentielle .Le monde est bien fait, il y a même la traduction ici
Allez jeter un oeil à l'équation de Kaya sur wikipedia ou sur manicore.
Faites vous une idée et dites moi si vous aimez les croissances exponentielles..

moralité : on fonce droit dans le mur.

Une bonne conférence
avec les slides de Jean-Marc Jancovici pour y voir plus clair. Le crash course, un autre classique, en anglais.

La bonne nouvelle : il y en a pas, mais c'est déjà bien de le savoir et d'en être conscient. Au moins vous serez pas déçu de le savoir plus tard!


Allez, la bonne nouvelle, c'est qu'on est encore là, et que tous les jours à la télé, sur chaque chaîne que vous regardez, vous avez les guignols, que dans les journaux, on vous sert la même soupe de conneries, sport, variété, diverses chiures en pack pour vous occuper, un p'tit horoscope pour la route, et un programme minceur.

Ca ira mieux demain comme on dit.

Après ça pas étonnant que la radio passe du beattles et des années disco et que les jeunes se shootent à l'alcool et aux drogues dans des soirées sans fin. On a du mal à se projeter en 2050 sans penser que ça ressemblera à 0050.

Alors la solution messieurs dames, elle existe. D'abord c'est l'heure de se documenter, encore et toujours et puis l'action. Regardez autour de vous, ça bouge, ça change. Ca va vite, pas assez vite, mais ça bouge déjà. Il y a un raz de marée sous-terrain des pensées et des croyances dont personne ne soupçonne encore l'étendue et la profondeur. Notre société change et une brèche s'ouvre, laissant place à l'action innovante, aux défis. Attention juste que ce ne soit pas la même brêche qui laissera passer les potes de Sarko et le Nouvel Ordre Mondial dont rêvent les Attali & co.
Le bilan personnel carbone, on regarde, on se prend en main. On fait l'effort, on diminue ses émissions, on se rapproche du seuil raisonnable par habitant, on peut aller faire le forcing civique, citoyen pour qu'on taxe enfin ce putain de carbone. Excusez moi la grossièreté, mais en temps de crise, quand ça pue la merde du subprime, autant en profiter pour laver notre lingue et faire d'une pierre deux coups, vu que tout est lié. Ca permettra de pas avoir à refaire une crise dans 3 ans.

Scénarios de rêve:
Les vieux et les milliardaires sortent leur retraite par capitalisation et décident d'investir dans le renouvelable, dans le durable, l'écolo. Il paraît qu'il faudrait 800 milliards de dollars pour arrêter d'ici 10 ans la faim dans le monde, la pauvreté, l'accès à l'eau, apporter l'éducation et la santé à tous ceux qui n'y ont pas accès. Quand on sait qu'on est déjà dans les 2 000 milliards de dollars de perte sur le subprime, ça réjouit. Un peu partout naissent des monnaies locales et régionales en complément des monnaies internationales trouées. On retombe sur le local, la consommation locale, authentique, les supermarchés, les multinationales retournent à l'âge de concept. L'époque où le monde ressemble à un Monopoly ou chaque entreprise est susceptible d'acheter, de fusionner ou de se faire bouffer par plus grand qu'elle est révolue. Le temps où 3 opérateurs téléphoniques se partagent un monopole en fixant des prix défiant toute stupidité trouve une fin. Les années où on paye 30€ pour internet illimité alors que les coûts réels doivent approcher les 5€/mois appartiennent alors au passé.
L'individu revient au centre de la société, et non le capital. Nous sommes des créatifs, on reconnaît la valeur travail de notre cerveau, et non de notre porte monnaie. La société de la connaissance où l'on échange des savoirs peut enfin trouver sa place. Travailler moins pour gagner plus, c'est fini.
On augmente le prix du pétrole de 300 dollar au litre, afin qu'on paye enfin cette énergie au prix fort. Et puis avec l'argent, eh bien on boit du champagne avec la bourgeoisie, et c'est beau.


Bon, comme la bourgeoisie qui boit du champagne, ça fait pas assez glamour ou annonciateur d'avenir radieux, je vais vous dire la bonne nouvelle.

La bonne nouvelle c'est que YES WE CAN. On a un défi -j'ai déjà l'impression d'être dans un film ricain rien que d'écrire ça- jamais vu à l'échelle humaine. On est face à de multiples crises liées et interdépendantes. C'est la plus belle équation, le plus beau challenge, le plus bel enemi qu'on puisse être donnés d'affronter : nous même. La réponse est dans le coeur des hommes. Notre capacité à comprendre le problème, à y trouver les réponses, et à s'adapter. Il faudra être plus rapide que la mutation positive.
De se dire que d'ici 120 ans, tous les hommes vivants à la surface de cette planète seront morts, nous rappelle à quel point nous sommes éphémères. C'est ce que cette population éphémère aura décidé à un moment précis de faire de la Terre qui fera qu'on se rappellera plus tard de nous comme la génération la plus égoïste de l'histoire de l'humanité, ou, au contraire, celle qui a su relever le défi.

Nous sommes aujourd'hui dans un tout petit bateau, ou un gros bateau plutôt. Un gros bateau, très lent, dur à manipuler, mais si on arrive à se coordonner, à s'y mettre tous ensemble, ce bateau peut trouver un bon cap. A l'heure actuelle, ce bateau me fait penser au Titanic, à cela près qu'il serait difficile de trouver un iceberg dans l'hémisphère nord vu qu'on en a déjà grillé une bonne partie.
Un gros Titanic donc. Riches et pauvres, noirs et blancs, gays et hétéros, vieux et jeunes, religieux et athés, on est tous liés par le même destin, le même problème, qui trouve la même origine : notre soif de pétrole.

Le pétrole était à la base pas forcément mauvais, on s'est juste rués dessus comme ils disent. Résultats 150 ans plus tard on a déjà pété la moitié des réserves, le truc qui avait mis des millions d'années à se crééer. Comme un poisson rouge boufferait toute sa réserve, comme le chat avalerait toutes ses croquettes pour les vacances sans penser au lendemain, l'Homme a juste pompé tel un Shadok négligeant tous les effets annexes sur la Nature.

Alors oui, on peut changer ça, mais il faut d'abord comprendre que c'est notre priorité numéro UN. A côté, la construction de crèches, d'autoroutes, d'écoles, le rétablissement du système financier, la faim dans le monde, la sécu sociale, le travailler plus pour gagner plus, Gaza, les espèces en extinctions, la dette des US, ce sont des détails. On est déjà dans les scénarios les plus rouge du club de rome (1972), alors c'est MAINTENANT.

Pour finir sur une note d'espoir, et pour vous soutenir que tout ça, ce n'est pas du pipo maléfique, une interprétation que j'adore de la flûte enchantée. La prochaine fois, ça vous fera p'têt plaisir que je poste pas, finalement.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 3 octobre 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Est-ce que ça vous fait quelque chose?

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 24 septembre 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Plutôt que de critiquer le monde actuel, je construis celui de demain.

Si vous voulez savoir ce que valent 700 milliards de dollars du plan Paulson, je vous invite à rejoindre le blog de francesco : lafinducapitalisme.net il explique bien, même pour les pas doués de la finance.

ici ou là bas ou encore ailleurs mais peut-être aussi pour des visions autres que le monde hypnotique des médias.

Pensez aux alternatives, des fois, au lieu de faire travailler l'argent, on fait travailler des gens passionnés, et le résultat fait plaisir à voir. Un autre monde n'est pas possible, il est déjà là.

Pour la soif d'argent et de rentabilité, on l'étanchera avec le prochain tsunami, patience.

Ouvre les yeux, je t'emmène en voyage sur un nuage.

Il est temps de passer au futur.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 17 août 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Oh noooooooon, pas lui.

Bon, alors 4 minutes de bonheur.

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 8 août 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde


Astronaute, un métier d'avenir.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 6 août 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Bonjour,

Aujourd'hui, les cons, c'est vous.

Quand on se met une cuite un peu trop sévère, notre corps nous signale le lendemain que ce n'était pas une bonne idée. On va ensuite voir les copains, et à la manière de Tryo, on explique qu'on est désolés pour hier soir, et puis même des fois, on se dit qu'on reboira jamais de vodka, des fois.

De la même façon, la planète est en train de nous montrer, par ses tsunamis, ses cyclones, ses inondations, ses tremblements de Terre, par ses changements climatiques, son réchauffement climatique, la disparition progressive des espèces, que nous sommes en train de lui faire subir non pas une mauvaise cuite, mais lui faire bouffer des pelletés de cocaïne pure tous les jours.

Alors, comme dirait les p'tits cons de gothique à 18 ans, il faut bien mourrir de quelque chose non?

Chacun vit sa vie comme il l'entend, tant que ça ne dérange pas les autres. Il me semble que le capitalisme du milliard de riches, assimilé à tous les pauvres qui ont vu de la lumière,  sont en train de faire péter la planète, à ne pas vouloir se réguler, ou diminuer de rythme. Ainsi, s'ils ne s'en rendent pas compte, ou s'ils ne décident pas d'arrêter, comme un ado gothique s'envoie le dernier rail, nous sommes sur la dernière ligne droite.

La Terre a mal, et nous en sommes tous responsables. A ceux qui disent il faut bien mourrir de quelque chose, je leur demande de crever tout de suite alors et de laisser la place à ceux qui pensent à un futur. A ceux qui veulent changer ceci, il y a des milliards de façon d'agir.

Arrêter de se mettre des cuites, de fumer des cigarettes, ou les rails de cocaïne, ce n'est jamais facile, toujours plus simple de le dire au voisin que de commencer par le faire soi-même.

Sauf qu'on a plus le choix. C'est quand la fourmillière est innondée que les insectes découvrent qu'ils ont des ailes. On a grandit dans un modèle ou on nous a fait oublié qu'on avait des ailes, et un cerveau. Il est temps de corriger la donne.

Le 21ème siècle sera décroissant ou sera le dernier. Je n'aime pas la force, je n'aime pas la violence, et je pense qu'en 2008, on peut faire évoluer les choses par la voie la plus douce et calme possible. Pour celà, il faut que les hommes intelligents se réunissent et plutôt que de s'envoyer des chars sur la gueule, se mettent à échanger des idées, à vouloir résoudre des problèmes.

L'autre problème, c'est qu'avec ce joli capitalisme pyramidal, ceux qui sont en haut, ont le pouvoir financier, politique et économique. Alors si tous les trous du cul d'en bas se rendent pas compte de ça, et continuent de fumer leurs petites cigarettes en pensant que tout va bien, et que ce sont des as du système, eh bien on est mal barrés.

Ils ne le changeront pas, parce qu'il leur profite. Pour combien ce système est-il avantageux? N'est-il pas devenu déraisonnable? Sa croissance sans fin: la religion économique : perdre sa vie à la gagner. La soif du salaire... Ca vous fera les pieds d'avoir plein d'argent quand vous aurez pas le temps de vivre avec vos enfants. Et puis pendant les crises, ce sont toujours les mêmes qui payent, mais encore une fois, trop cons pour même s'en rendre compte, on en redemande.


Alors, pitié, je vous le demande au nom de notre planète qui souffre un peu plus chaque jour, au nom de tous les peuples lésés qui s'enfoncent dans ce système comme des aveugles, au nom des espèces qui meurent et disparaissent chaque jour, au nom des Chinois dans les tremblements de terre et de votre grand mère qui de toutes façons crèvera lors de la prochaine sécheresse : ARRETONS LE MASSACRE.

L'équation de réduction de CO2/habitant nécessaire pour ne pas faire sauter la planète, en fonction de la population et des consommations énergétiques actuelles est impossible sans violer les lois de la mathématique.

Si je le traduis pour tous ceux qui n'ont pas le temps de réfléchir et qui sont déjà membre de cette religion sans le savoir, mais qui se posent quand même des questions : Il y aura des guerres, des morts : IL Y EN A DEJA! Mais le dernier film de James Bond importe toujours plus que la date de déclaration de guerre avec l'Iran. Mieux, en plus de contrôler l'offre, pourquoi pas bombarder les villes qui consomment du pétrole chez les autres, ça fera baisser la demande..


Maintenant, soufflez un coup, fermez les yeux, réfléchissez deux secondes à votre futur, à celui de vos enfants, et dites moi que vous ne saviez pas.

L'avenir ne dépend que de NOUS.

1) Création de Monnaie ex-nihilo par les banques: pourquoi payons nous les intérêts sur la dette Publique Française à des banques privés? (plus t'es riche, plus t'es riche)
2) Finances internationales : l'art de faire travailler l'argent sans travailler : Le capitalisme est devenu tellement génial que pour gagner de l'argent, plutôt que de créer une entreprise, empruntez et placez, si vous avez bien prié pendant vos cours de finances internationales, vous saurez comment devenir riche sans bosser : objectif, la porche à 25 ans. (si vous y arrivez pas, vous êtes vraiment une merde..)
3) Cycles du capitalisme : Chaque crise, reproduit le même modèle de privatisation des profits, nationalisation des pertes. Les joueurs de poker ayant trop risqué sont dédommagés, pour avoir quand même pris des risques. (toujours les mêmes qui gagnent)
4) Ecologie : Réchauffement de la planète, espèces mourrantes, glaciers à la fonte, Pays Bas et Pakistan, ce n'est qu'un aurevoir?
5) Energies : Il nous reste la moitié des ressources énergétiques disponibles en sous-sol, et toujours AUCUNE alternative : La déplétion va faire mal pour ceux qui n'ont pas prévu le coup ($$$)
6) Humains : Combien d'esclaves de notre consommation pouvons nous encore créer dans les pays pauvres?

Prouvez moi que j'ai faux au moins, avant de penser que je suis un connard d'intégriste. L'argumentation est ouverte à qui veut dans les commentaires, et ne coûte rien.

Quoi? Vous pouvez même pas argumenté? Quoi? Le système vous a endormi le cerveau? Quoi? Pokémon et Sexe Academy? Non, je ne parle pas de télévision, de média, je parle de système et de fonctionnement. Allez, un MacDo, une émission conne sur TF1, le disque de Carla Bruni et la vie reprend son cours..


Vous êtes coupables, comme moi. Vous ne pourrez le nier le moment venu. Au moins coupable de ne pas vous y être intéressés, "ça ne me concerne pas", "c'est pas mon truc la finance"

Quelque part, je me demande si on ne le mérite pas. Si on est trop cons pour ouvrir les yeux et faire face à l'avenir quand il est encore temps, c'est qu'on est au mieux des fourmis attendant le dernier moment pour vérifier si on a vraiment ces fameuses ailes


Where does the money comes from? Paulson, répond au sénateur, il sait bien d'où il vient l'argent.. vous aussi maintenant :


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 1 août 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Bonjour à tous. D'abord ça fait plaisir de vous voir si nombreux affluer par ici pour chercher à comprendre le fonctionnement de notre monde. Je dis vous voir, car grâce à un système de géolocalisation ingénieux, je sais maintenant d'où vous venez (cf carte tout tout tout en bas).

Juillet 2008
Il s'est passé quelque chose d'important en Juillet. Je n'ai pas parlé une seconde de ma vie privée, pas raconté mes aventures argentines, mes soirées ou mes voyages. Au lieu de cela, j'ai essayé de vous informer sur mes recherches, vous relayer les informations que je trouve au fur et à mesure que je navigue sur la toile. Donc je vous soumets ici des informations, des vidéos, des musiques, des idées que d'autres pensent, et qui vont un peu à l'encontre du modèle qu'on a généralement de notre société et du fonctionnement du monde. La récompense de ce relai d'information, ce sont les visites qui ont battu un nouveau record avec près de 11 000 pages vues dans le mois, un pic à 150 peronnes le 4 juillet après le buzz de lancement de "changement du monde". Avec une moyenne de 80 personnes environ par jour, votre temps de lecture augmente également. Battre le record de visite en vous parlant de finance et du monde, par rapport à février ou j'avais raconté mon voyage et les glaciers, c'est un signe important!

Changement, changements
Avec ce mois d'août 2008 qui arrive, tous les anniversaires du subprime, les avancées et les différents articles, vidéos, les arguments que j'apporte, j'aimerai un GRAND changement. Un petit changement pour vous mais un grand pour nous (lecteurs et rédacteur de ce blog) : des commentaires, allant dans les deux sens. Eh oui, car c'est bien beau et bien sympatique de faire des monologues à comprendre le monde mais si personne ne me dit que c'est faux, comment je peux etre sur que ce que je dis est vrai?

Mes arguments doivent passer l'épreuve des balles. N'hésitez pas à me fusiller.

Et puis un dialogue, de la réflexion, des échanges, c'est toujours plus sympa qu'une vision non contredite.
Place aux agumentateurs donc.

Finance internationale, pour comprendre le monde.
La clé, qui m'a ouvert les yeux sur tout ceci est principalement mes cours de finance internationale. Peu de gens ont la chance, l'envie, l'intérêt, le temps, la motivation d'étudier la finance internationnale du monde moderne. Ceux qui le font, comprennent comment fonctionne ce monde. Peu de personnes remettent en question le fait que l'argent puisse travailler, puisqu'ayant développer toute leur vie une vision de course au boulot, à l'argent, à la reconnaissance sociale, une fois qu'ils ont étudié comment tout ça marche, c'est pour en profiter, pas pour trouver un système qui profite à l'autre.

Le capitalisme est un outil incroyable et des hommes ont passés leur vie à développer des produits et des outils pour améliorer le système. La possibilité pour un agriculteur de se couvrir du risque de la sécheresse, de la variation du dollar pour revendre ses patates en est un petit exemple.

Cependant, et c'est la crise du subprime qui m'a fait ouvrir les yeux, il fonctionne en cycle. Croissance, bulle-crise-krach, Récession. A chaque cycle, les parieurs s'enfoncent tous de façon démesurée vers un nouveau produit plus rentable que les autres. Un grand nombre de personnes (financiers, rentiers, actionnaires, banques) ayant pris un risque pour avoir une meilleure rentabilité se retrouve face à la réalité : il n'y a pas autant d'argent que prévu. Au moment où ça pète, la règle est de sauver le système, on a donc une sorte de privatisation des profits, nationalisation des pertes quand trop de personnes se sont plantées, et que le risque qu'elles tombent en même temps fasse chuter le tout.


Eh oui, notre système interdépendant mondial et les connexions entre les banques font qu'une banque qui tombe ne tombe jamais seule. On est sur le système des dominos. La FED et les Banques Centrales peuvent pansementer autant qu'elles veulent, tant que la bulle n'est pas complètement percée, tant qu'on n'est pas revenu à la réalité, on a pas vu le bout.

Donc je résume, une bulle financière c'est :
Quelques personnes qui jouent avec leur argent au poker. Ils se font un grand tournoi à 500 millions de joueurs, chacun apporte sa participation, rassemblée sur les tournois gagnés dans sa région. Le but, apporter peu et remporter le gros lot. Arrivés à la table finale, les 10 finalistes ont accumulés toutes les richesses des tables sur lesquels ils ont joué mais l'un d'eux se rend compte qu'il y a des faux billets. Afin de savoir qui doit gagner quoi réellement, il faut retracer tout le parcours de chaque joueur, et aller retrouver tous les joueurs des parties précédentes et voir tous les mouvements d'argent par rapport à qui a apporté les faux billets et en quelle proportion. Chaque année, à ce tournoi gigantesque, il y a des faux billets, mais chaque année tout le monde s'empresse d'y aller pour tenter sa chance, oubliant le risque de repartir avec des faux billets.

Qui paye le gagnant alors?

Un peu les joueurs, mais ils viennent juste jouer au poker, ils ont pas de quoi payer toute la somme demandée. Alors le comité officiel de poker mondial décide que tous les joueurs des tournois précédents, tous les spectateurs de tous les tournois précédents payeront. Et puis s'ils ne sont pas contents, ils n'avaient qu'à jouer et arriver à la table finale plutôt que d'être spectateur.

Question à deux francs
(monnaie basée sur le vent, comme l'euro):
Qui sont les spectateurs des tournois? ..... ?

Vous n'aviez qu'à apprendre la finance tiens, vous n'aviez qu'à vous y intéresser, placer votre argent, et jouer, vous protéger, parce que vous comprenez mieux que les autres, vous en seriez sortis plus riches.

Et puis vous avez quand même payé pour avoir une licence de spectateur du plus grand tournoi de poker, en sachant qu'une fois de temps en temps, il y a une affaire de faux billets, toujours des p'tits malins qui veulent gagner gros en mettant pas beaucoup en jeu, et en plus vous le saviez qu'ils font payer même les spectateurs quand il y a ce genre de problème..

Question "bon pour un dîner" maintenant, dans la série faire travailler l'argent selon des probabilités :
Au loto, si on gagne ou perd, ça change quelque chose sur les autres citoyens du monde?
Aux courses, selon les résultats, on influe sur le cours du pétrole?
Au poker, si le russe gagne, ça provoque des émeutes de la faim?
Au bingo (pour Vivien), si mamie gagne, les gens seront au chômage?

Noter la différence entre le cliché du joueur de loto (qui ne connait pas les statistiques), celui des courses (spécialiste des chevaux), le poker (spécialiste des probas, bluffeurs etc..). Tous veulent et croient pouvoir gagner de l'argent. Ils espèrent en tout cas.

Je n'aime pas penser que je perds de l'argent parce que d'autres veulent en gagner plus et que ça me retombe dessus. Je n'aime pas penser qu'un système d'abondance comme le notre ne subvienne pas aux besoins basiques de tous les humains de cette planète.

Pour le subprime, ça continue doucement son cours, chiffres et records, avec une petite pause au niveau du pétrole, mais les banques ne font pas fière allure.

Voilà pour la finance comme clé. Vous comprenez que ce club VIP et risqué, assoiffé d'argent cherchera toujours une meilleure rentabilité du capital, coute que coute. Travailler moins pour gagner plus. Vous avez le parachute d'argent si le gouvernement et les banques mondiales vous soutiennent.


Une fois que vous avez compris les bulles économiques, il vous reste
*le principe de création de monnaie ex nihilo (Manuel  "banquiers et entourloupe" par zoupic déjà recomposable dans les précédents posts de ce blog).
*l'inégalité de répartition des richesses
*le réchauffement climatique
*la déplétion du pétrole et des énergies non renouvelables.

Ensuite il y a les alternatives je vous en mets un p'tit paquet comme ça en bordel :
SEL, Prix libre, stop-finance, localisme, durable, équitable, décroissance, écosociétalisme, simplicité volontaire, économie solidaire, organisation horizontale, micro société, Partage, micro crédit, écologisme, Social business, Open source, Libre, Donation, crédit social, Collaboration, Coopération, Recyclage, Responsable, constitution auto-rédigée, Creative Commons, Egalité.

D'abord j'explique à une personne, et puis j'explique à une autre personne.
D'abord j'explique à une personne. Ensuite j'explique à une autre personne.
Ce n'est pas mon mémoire, pas plus que c'est mon poker, c'est notre monde et notre système, nos salaires et nos impôts, leurs bénéfices et leur soif.

Je crois que le mot clé, qui répond assez bien à l'équation, c'est durable. Il faut penser dès maintenant au plus long terme, ce que le capitalisme ne fait pas assoifé par sa soif de rentabilité, retour sur capital à court terme toujours plus importante.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 30 juillet 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Petite vidéo qui peut amener à la réflexion sur l'intérêt de la société de consommation excessive et du travail. Je conviens aisément que ça puisse motiver les libéraux à penser qu'il faut remuer tous ces gens qui ne font pas d'activités productives inscrite dans le PIB, mais le raisonnement et le marketing de la Société générale de l'époque valent le détour :


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 28 juillet 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Je me rappelle des tests que j'ai fait à l'école l'année dernière. Lesquels disaient que j'avais une soif de curiosité, et un profil dominant conquérant. Besoin de bouger, d'être actif, de défis, de nouveau.
L'ennui est mon pire enemi. Ce qui m'ennuie me tue. J'ai besoin de grand, besoin d'action.

Quand à la sortie de mon école de commerce, je ne sais pas encore quoi faire, je reformule mon projet professionnel comme suit :
"Travailler et mener une équipe avec des objectifs précis et définis, limités dans le temps, avec un aspect international".

Ca répond à de la gestion de projet, de l'événementiel, et c'est assez global pour s'appliquer à n'importe quoi, mais c'est vrai! Evidemment, les ordinateurs m'intéressent plus que la lessive, mais créer une autoroute, faire la stratégie de développement des yaourts allégés, organiser un stock, coacher une équipe de Quake3, c'est l'équipe, l'humain et ses relations, sa capacité à se surpasser et à décupler ses forces lors qu'il se regroupe qui est incroyable et qui m'attire. Les outils modernes nous aident beaucoup également pour faire des merveilles.

Mon mémoire initialement prévu sur l'optimisation de la gestion de crise dans l'organisation événementielle appliquée aux jeux vidéos, a récemment été abandonné. Le sujet m'intéresse au plus haut point, mais je ne m'y mets pas. Contrairement à ça, il y a un autre sujet, qui me travaille le coin du cerveau depuis quelques années, et tout ce que je lis, fais, dis, cherche à en connaître les contours.

Les limites du capitalisme, le jour où le capitalisme s'arrêtera

ou Le capitalisme est-il durable?

Bien que je ne connaisse pas encore la problèmatique exacte, ou du moins sa formulation, je cherche à trouver une date de péremption au capitalisme.

Tout ce qui monte est appelé à redescendre. Déjà critiqué en de nombreux endroits,voici ce que j'ai pu rassembler.

Population, croissance, production, consommation, monnaie, dette, pollution, CO2 sont des variables à  croissances exponentielles relativement liées entre elles de par le monde. Grâce à des facteurs extérieurs : Boom de la modernisation, mondialisation, communication, de l'internet et de la finance internationale, ces croissances ont pris lors du dernier siècle des allures jamais vues.









    =VS=









Face à ces croissances cancérigènes, trois limites :

    1) La planète, sa température, son O², sa couche d'Ozone. On se bat contre le réchauffement climatique.

    2) Les ressources fossiles, les énergies non renouvelables, pétrole, gaz, uranium, charbon.. On se bat contre la décroissance.

    3) Les ressources renouvelables ne sont pas inépuisables : eau, forêts, lacs, glaciers, fertilité des sols pour la culture. On se bat pour un développement durable.


Les hypothèses seraient quelque chose comme : ces limites sont-elles cycliques? L'action de l'homme a-t-il changé la donne? de manière irréversible? Quelle alternative? à court terme, et puis à long terme.

Donc :

1) Des inventions existent pour réduire la pollution, le réchauffement climatique, pour réduire le CO², pour détruire le CO2, pour produire moins, pour consommer moins, mais vue l'action de l'homme, il semble qu'il faille mette le paquet, ou réduire la production/consommation/etc... De la même façon que pour le pic de Hubbert (2006 : nous avons consommé la moitié du pétrole situé dans le sous sol), il doit être possible de faire une équation de linéarisation et déterminer, à ce rythme quand sera consommé la dernière bouffée de O², en cas d'échec, la taille des terres commencera à se réduire au profit des océans.

2) Il  n'y a plus d'énergies, on a déjà consommé la moitié en 150 ans. Pas ou très très peu d'alternatives
. Ce qui va compter va être soit le nombre de barils que tu as en stock, soit la courbe de déplétion: de combien chaque pays va-t-il réduire ses besoins en pétrole et ENR (Energies non Renouvelables) chaque année pour arriver en 2040 au point où ENR = 0. C'est un fait, la réduction progressive d'énergie est là et ça va faire mal selon les pentes de déplétion.


3) L'eau, les glaciers, les forêts : nous détruisons notre environnement naturel au fur et à mesure que nous consommons, et comme c'est une variable à croissance exponentielle... Nous sommes à 1,2 planète en 1999 consommée, au dessus de ce que nous devrions utiliser, en 79 nous dépassions la consommation théorique globale. Si tout le monde consommait comme les US+UE, il faudrait 5 à 8 planètes. Si les glaciers reculent chaque année, si les forêts se déboisent, on doit pouvoir faire une courbe de linéarisation pour le dernier glacier, la dernière forêt, le dernier arbre, le dernier lac etc..


Il s'agit donc de 3 équations de linéarisation, corrélées de façon dépendante à notre société de capitalisme, croissance et consommation. Elle n'indiquerait pas pour autant la mort du capitalisme.

Le capitalisme est-il durable? S'est-il adapté pour survivre avec des systèmes assez justes et viables pour tous les humains face à ces 3 limites, l'avenir nous le dira. Ca passe ou ça casse comme on dit.

Enfin, ce n'est pas une limite de la planète, mais il semblerait que l'évolution des pays au 20ème siècle a été fulgurante, mais il me semble que les inégalités ont juste changé de place.

Avant (44 et +) :
USA/URSS : Capitalisme (Premier monde) / Communisme (Deuxième monde) + Pays non alignés (Tiers monde)

HIER Nord/Sud (89) :
We/THem : Western World / Third World

Aujourd'hui (08 et+):
( Western World +  Riches du Sud) / Pauvres du Sud

Alors que le pauvre du nord bénéficie d'une société de l'assistanat, celui du sud meurt de faim. La il y a encore du boulot.

La mondialisation donne toujours deux aspects : l'augmentation globale du revenu moyen par habitant, la diminution du nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté. Ce sont deux visions positives. Elle pourrait aussi dire que l'inégalité de répartition de richesses ne fait qu'augmenter, et ce partout dans le monde : les riches sont encore plus riches et plus vite que les pauvres cessent d'être pauvres.

La création de monnaie, le crédit, la finances internationales, l'expansion des pays en libre échange ont également, selon moi, caractérisé très fortement cette évolution d'inégalité des richesses privilégiant les riches pays de l'OCDE.


En essayant d'analyser les différentes variables, leur forme de croissance (exponentielle, cyclique, rectiligne), leur interdépendance, et les 3 limites réelles, j'espère démontrer que notre système a besoin de coups de vis sérieux sans quoi sa date de péremption arrivera très vite. Il sera également nécessaire de voir si l'abandon total du système capitaliste est nécessaire pour soigner le mal à la racine, plutôt que de passer nos vies à pansementer l'inpansementable.


Avoir ces idées, c'est bien, c'est le cheminement pour expliquer à tout un chacun pourquoi notre système n'est plus durable, justement. Ensuite, si tout ça s'avère justifié et lisible, trouver les moyens d'actions pour un plus grand nombre pour rectifier le tir.

Même si c'est un mémoire de recherche personnelle, il dévoile et entreprend beaucoup plus qu'un sujet normal. Un de mes leviers est donc le travail collaboratif. Je ne suis qu'un connecteur parmi 6 milliards, et ces études sont surtout, pour l'instant, des recherches parmi les autres connecteurs, respectivement experts dans leur domaine.

Ce sujet est politique, environnemental, économique, écologique, financier, géopolitique etc... Il doit être compréhensible pour toute personne qui ne serait pas experte dans les domaines correspondants.

Ainsi, si ces sujets vous passionnent, si vous avez fait des études sur l'un des thèmes, si vous voulez m'aider à trouver ce qui cloche, vous êtes les bienvenues dans la quête des réponses. Si vous ne savez pas comment m'aider,  mais que vous aimeriez bien, il suffit de commenter, ça permet de montrer si mes arguments sont clairs, si mon texte est limpide, ça me donne un feedback et puis comme ça je saurai si je me trompe complètement de cheval de bataille.


Temps + Motivation + Talent + Internet > *
(Temps + Motivation + Talent + Internet)^x  > *^x
Plus on est de fous plus on rit.
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Lundi 21 juillet 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
J'avais posté cet article sur agoravox, mais il a été refusé, étant trop promotionnel.

Je suis désolé d'être enjoué d'offrir de l'information sur des programmes, gratuits, accessibles, qui permettent à chacun de mieux comprendre le monde. Donc j'aurai moins dû promotionner le produit. Alors je me suis dit, pourquoi pas mon blog, c'est fait pour ça. Voici.

Découvrez gapminder, l’outil statistique 2.0 qui vous permet de comprendre le monde et de donner vie à vos analyses. Comment Hans Rosling donne une chance aux étudiants de se concentrer sur l’analyse de données plutôt que la recherche de celles-ci.
Lors d’une conférence à Monterrey en février 2006, lors des sommets TED Talks nous découvrons un nouvel outil qui permet de montrer l’évolution des données des pays du monde à travers le temps.
[ndz: ted.com, de quoi remplacer la télé, E=M6 et Jamy et Fred pour tout l'hiver, on en reparlera]

Ted est une conférence américaine qui rassemble des "ideés qui valent la peine d’être diffusées". Chaque année, avant à Monterrey, désormais à Longbeach en Californie, des spécialistes et experts de nombreux domaines se rassemblent pour partager leurs idées lors d’un monologue accompagné de slideshow d’une vingtaine de minutes.

Voici la vidéo qui présente l’outil développé par Hans Rosling : gapminder.
Elle dure 20 minutes, se décompose en 4 parties et c’est en anglais [ndz : MAIS CA DECHIRE!]


Hans Rosling - Debunking third-world myths with the best stats you’ve ever seen

Quelle est la logique ?
Celle que tout le monde connaît, prendre des chiffres, deux axes, linéaire ou log, et on analyse les données. Là où ça devient magique, c’est quand les données sont mises à jour, disponibles pour tous, et que chacun peut s’y mettre via le logiciel libre ou un navigateur.

Donc d’une part vous offrez à tous les étudiants du monde qui ont accès à un ordinateur des moyens d’analyser les pays du monde selon de nombreuses variables sans faire les recherches, vous offrez ensuite un outil de présentation visuelle dynamique aux mordus des statistiques et une manière drôle de commenter les évolutions. Enfin, vous permettez d’analyser de manière bien plus précise les inégalités d’un pays à l’autre, permettant d’affiner au plus précis l’aide dont va nécessiter une région par rapport à une autre : la super contextualisation.

Le logiciel gapminder permet de faire ses propres présentations. Il est libre en téléchargement ou via l’application google : http://tools.google.com/gapminder/

Vous trouverez aussi sur leur site le tutoriel, reprenant les slides de la vidéo.

De plus, Hans Rosling propose des épisodes réguliers : Gapcast. En 5 minutes, comme une petite météo, il nous explique l’évolution de deux pays selon différentes variables. Court et simple, l’analyse est maintenant accessible à tous.


Bien sûr, amusez vous avec vos amis et refaites des batailles Etat-Unis contre Vietnam sur la richesse et la mortalité dans des années cruciales, ou encore l’évolution Chine-Inde par rapport aux pays européens sur les 30 dernières années.

Vive les statistiques pour tous !


Voilà pour l'article refusé.

En conclusion, imaginez tous les étudiants qui voulant faire une thèse sur je sais pas moi, l'inégalité de la répartition des richesses sur les pays France, Allemagne, Argentine et Mexique, auraient donc accès à l'outil et aux stats, pouvant se concentrer surtout sur l'analyse. C'est un gain de temps énorme. Montrez ça aux professeurs d'économie, d'histoire et géographie, faites un beau speech et ça change la donne!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 20 juillet 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde

Réalisé en 1979, par Hayao Miyazaki, le château de Cagliostro n'est pas un simple manga pour enfant. Miyazaki que l'on connaît aussi pour princesse Mononoké, voisin totoro, le merveilleux porco Rosso, le château dans le ciel utilise l'image pour donner au Comte  la critique de la création de monnaie papier. On découvre au passage que Cagliostro est le nom de l'inventeur de la Franc maçonnerie Egyptienne. Ce passage se situe dans la bataille finale. Wolf, bandit international, que l'on reconnaît être Lupin le 3ème, gentil héros sauve la princesse de son mariage avec le Comte.

L'histoire sur un casse de casino monégasque de Lupin. Se rendant compte que l'argent était des faux billets, il cherche l'origine de ces goat bill, qui ont fait tremblé l'Europe pendant 400 ans et jusqu'à la Grande Dépression des années 30. 1 bife de chorizo pour qui me fait un exposé sur les Goat Bill dans les commentaires.

Cherchez les signes récurrents de Miyazaki.


Le chateau de cagliostro part 5
Cargado por nours77

Je crois que de tous ses films, j'ai vraiment adhéré à chaque histoire.
à (re)découvrir donc.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 16 juillet 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
Alors que la fête du subprime retentit chez les grands, on applaudit les chiffres :

* Bank of America, No 1 des banques commerciales : - 7 %
* Citigroup, No 2 : - 6 %
* J.P. Morgan Chase, No 3 : - 4,9 %
* Wachovia, No 4 : - 14,6 %
* Goldman Sachs, No 1 des banques d’investissement : - 2,3 %
* Merrill Lynch, No 2 des banques d’investissement : - 6,3 %
* Morgan Stanley, No 3 des banques d’investissement : - 5,1 %
* Lehman Brothers, No 4 des banques d’investissement : - 12,2 %
* Washington Mutual, No 1 des caisses d’épargne : - 35 %
* Zions Bancorp, banque régionale, appartenant à l’église mormone : - 23,2 %
* First Horizon National, banque régionale, principale banque du Tennessee : - 25,2 %
* National City, banque régionale, principale banque de l’Ohio : - 14,7 %
* M&T Bank, banque régionale, basée à Buffalo, état de New York : - 15,6 %

Voilà donc ce qui se passe quand on cherche de l'argent dans les bottes des ninjas

Pour expliquer les avancées, comment notre géant aux pieds de sable est en train de s'effondrer, il faut, évidemment faire un petit retour en arrière.

Petit résumé des épisodes précédents :
Juillet/août : Déclenchement : Injections, Injections
Tout descend, doucement, avec des p'tits rebonds, ça déprécie
Décembre : On retarde, on pansemente dans tous les sens, chèques bush à noël (coût du cadeau : 150 milliards de $ pour les US)
On perd northern rock, nationalisée en angleterre
La FED utilise une cartouche en proposant d'échanger des créances pourraves contre de l'argent frais
La FED baisse les taux, pour essayer de retarder la chute et d'améliorer la reprise
Le 17 mars, la FED sauvait une banque, la bear stearns en prêtant 30 milliards de dollars à JP Morgan, histoire que ce ne soit pas non plus une nationalisation trop voyante

Pendant tout ce temps :
* le dollar baisse, reflet du manque de confiance en l'économie américaine. (repassé à 1,60 le 15 juillet)
* les matières premières augmentent, les investisseurs cherchant des valeurs sûres (pétrole à 145 le 15 juillet)
* la dette américaine accumulée par la Chine et le Japon en bons au trésor US disparaît comme peau de chagrin
* l'inflation arrive dans plus de pays et s'installe durablement : plus de 50 pays à deux chiffres (>10%)
* la consomation et le moral des ménages baissent
* les crédits diminuent, les productions ralentit
* le chômage commence aux US


On va s'arrêter là pour le petit résumé. On l'a vu, c'est pas glorieux. Alors que le subprime souffle sa première bougie, Bernanke n'en est pas aux premières dents crachées. Comment vont nos amis les ricains, en ces temps joyeux?

Eux, les néo libéralistes, adulateurs de l'auto régulation des marchés, sont en train d'intervenir, et de nous prouver que leur modèle ne fonctionne pas du tout et que la régulation est nécessaire.

Explications :
Je vous ai déjà expliqué quelques dominos qui se cassent la gueule, les voici qui arrivent à la faillite. A chaque domino qui tombe, c'est d'abord une bonne onde de perte de confiance pour les autres, et puis le début de la fin, comme on dit par chez nous.

Aujourd'hui, je vous présente le domino : titrisation des crédits immobiliers américains. Nos deux invités sont Freddie mac et Fannie mae, les piliers du bouzin.
Leur rôle? Je viens de le dire, titriser des crédits immobiliers, en gros, c'est un bout de domino, c'est ce qu'on retiendra. Comme tous les autres, il voit passer beaucoup d'argent, et se fait sa part sur le gateau pourri.

Leur poids : 5 000 milliards de dollars, quand même. (pour rappel, le FMI avait dit 1000 pour deux dominos on imagine donc que s'ils sont pourris à 100% ça fait cher l'addition)

Comme tout domino de cette crise, il a cru que ça montait ça montait, et ne s'est pas bien assuré face au risque, il a repassé le problème aux autres : le ninja ne paye pas, l'imo ça augmente pas tout seul.

Résultat :
pas ouf

Il faut dire quand même que ce ne sont pas les premières à partir en vrille dans ce domino, puisque leur petit frère Indymac a déjà mis la clé sous la porte. C'est le premier, de 200 banques qui vont tomber jusqu'à 2009. 30 milliards d'actifs quand même, c'est pas rien, mais un p'tit mouvement de panique, une rumeur et hop A+ sous l'bus. Ils rigolent pas en finance.

Donc la solution : nationaliser. bouhh, le vilain mot, ça veut dire intervention de l'état ça, bouh c'est moche. Bref, on va voir combien de temps l'Etat peut encore intervenir :

On apprend chez Paul Jorion dans l'un de ses articles presslib*

"L’opération de remboursement des clients coûtera à la FDIC [ndz: Federal Deposit Insurance Corporation] 4 à 8 milliards de dollars soit 7,5 à 15 % de ses réserves. Si le renflouement du numéro 9 du prêt au logement mobilise 15 % des ressources dont dispose le gouvernement américain dans ce domaine, un rapide calcul vous confirmera que ce genre d’opérations ne pourra pas se renouveler très souvent."

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Donc demain ça rouvre avec un nom gouvernemental, on rembourse ce qu'on peut de ce que doit Indymac et adios (jusqu'à 100 000$ par personne). Quand un bout de domino comme celui là tombe, le  9ème donc, ça coûte 15% des ressources. Il reste donc 60 milliards à la FDIC, et environ 40 à la FED.

Pour les autres, ça laisse pas beaucoup de pansements parachutes anti-faillites non dorées. Parce qu'il en reste des dominos, des bouts de dominos qui peuvent et vont tomber.

Donc si la FED et la FDIC (pour les assurances), n'ont plus de cartouches, et essayent déjà de remplacer les dominos écroulés pour éviter une explosion systémique, vers qui tout le monde se tourne pour sauver le monde? Spiderman? Superman? Où sont les grands héros qui ont rythmé notre enfance et notre jeunesse.
Comment? Le monde ne serait pas sauvé par les ricains en 2050? et à la fin des temps, entre le jour d'après, le jour de l'indépendance, et la mort difficile 4. Dans la mission impossible qui consistait à sauver la  pom pom girl et sauver le monde, je pensais qu'il y aurait un héros US pour se coller à la tâche?

Alors question quizz pour vous, vers qui se tourne tout le monde pour pansementer l'impansementable?

L'Etat US (aussi appelé contribuable)
Le pays avec la plus grosse dette du monde. Le pays dont la consommation fait vivre 70% de sa croissance, et 30% de la croissance mondiale. Le pays suprême de l'arnaque après guerre, du libéralisme économique et de la retraite hedgefundée.

Combien l'Etat US peut-il sauver de banques?

C'est moche, parce que normalement, l'Etat US, bon, on l'a déjà dit hein, mais au cas où ça fait jamais de mal de le répéter, d'abord il est troué, et puis deuxièmement, ils passent leur temps à dire que c'est mal d'y toucher à ces trucs économiques là.

Donc petit calcul mathématique pour les plus motivés d'entre vous. (attention faites chauffer)

Combien un pays endetté jusqu'au cou peut-il payer pour sauver son système?

Deux solutions :
1) beaucoup ou assez pour faire tenir le système financier et éviter un écroulement des dominos restants.
Problèmes : la dette augmente énormément, la confiance dans le dollar baisse, la Chine insiste pour qu'ils fassent quelque chose, guerre..
2) pas assez : leur système financier s'écroule, le dollar derrière avec.


Bon, maintenant, rentrons dans le détail pour voir où ils en sont eux là haut, pendant que nous on sait déjà où on veut aller. Monsieur Paulson, trésorier de la FED a dit qu'ils soutenaient et garantissaient les deux entités Freddie et Fannie et toutes leurs créances, ils se portent garant. Donc, c'est une forme de nationalisation, ou sinon je m'y connais pas.
Au passage, garantir ces deux pilliers, ça revient à doubler d'un coup la dette US, ça va pas plaire aux chinoiiiiiiiiis.

Bienvenue dans la sociale démocratie. Les US ont changé, même s'ils ne le savent pas encore. C'est un symbole important, on en reparlera.

Donc, l'Etat les garantie, Bernanke fait un joli discours: "Matte comment je t'ai pansementé ça mon pote, allez c'est reparti les gars, on s'y r'met!!". Les financiers, reprenant avec joie et gaieté les mots du grand Gourou de la finance internationale se mirent alors à la tâche et donnèrent toute leur confiance dans ces entités en si bonne santé et soutenues par un Etat lui même donnant une confiance infinie.
Résultat en une journée  : –27,34 % pour Fannie Mae et –26,02 % pour Freddie Mac
Ils ont pas l'air d'y croire, les actionnaires.. alors les chinois t'imagine.

Attendez de voir les autres dominos, et s'il devait y avoir un peu de votre banque, vous feriez quoi?

Autre action de la FED : vu chez Paul Jorion encore et toujours. Mettre des boucliers sur les dominos blessés, ceux qui puent la mort, les faibles qu'il ne faut pas bousculer. Notre ami Ben vient de placer ses bébés sous un bouclier anti attaques spéculatives "short selling" contre les vilains. Ses bébés, ce sont Goldman Sachs, Morgan Stanley, Lehman Brothers et Merrill Lynch, la honte pour eux, aidés par la FED, ahahha, les faibles.

Voilà un autre pansement intéressant, il dure 30 jours, et protège presque pas, mais vu le chaos là haut, chaque cartouche compte désormais.

Comme dirait Ben Bernanke, "l'essentiel, c'est de pansementer".

Avec tous les retardements, on a reconnu aujourd'hui environ 300 milliards de pertes, alors qu'on en a annonce entre 5 et 10 fois plus selon les sources. C'est pas fini..

Voilà pour la mise au point. On en est là. Les bourses fondent, la confiance a disparu depuis 1 an. Les ricains sont devenus interventionnistes. Les banques crachent encore et toujours des dépréciations. L'Etat se porte garant de trucs dont personne ne peut payer l'addition, lui y compris, et on a du mal à avaler ça.


A Buenos Aires, ils ont ouvert le premier Starbucks Coffee dans le quartier de Palermo. Les gens font 3 heures de queue pour goûter un café. Aux Etats-Unis ils en ferment 600 et licencient 12 000 personnes.

Réveillez vous, les USA ne sont vraiment pas un modèle, ils font déjà partie du passé. Le colosse a les pieds en sable et le sable, ça n'a jamais été le meilleur matériau pour les constructions solides et durables.

Ci git, le colosse néo libéraliste, enseveli par sa dette.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 11 juillet 2008
- Publié dans : Eco-nomie - Finances - Monde
En Marketing on dit une image vaut mille mots.
En finance il en faudrait mille pour expliquer le tout.

Je vous la sers en deux mots : krach glissant ou krach coulant.

Bourse CAC40, Vendredi 11 juillet

Les 1000 mots pour l'expliquer sont là : http://www.leblogfinance.com/2008/07/clture-cac-4100.html
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus