Les cons, la truite et le méchant

Publié le par -

Bonjour,

Aujourd'hui, les cons, c'est vous.

Quand on se met une cuite un peu trop sévère, notre corps nous signale le lendemain que ce n'était pas une bonne idée. On va ensuite voir les copains, et à la manière de Tryo, on explique qu'on est désolés pour hier soir, et puis même des fois, on se dit qu'on reboira jamais de vodka, des fois.

De la même façon, la planète est en train de nous montrer, par ses tsunamis, ses cyclones, ses inondations, ses tremblements de Terre, par ses changements climatiques, son réchauffement climatique, la disparition progressive des espèces, que nous sommes en train de lui faire subir non pas une mauvaise cuite, mais lui faire bouffer des pelletés de cocaïne pure tous les jours.

Alors, comme dirait les p'tits cons de gothique à 18 ans, il faut bien mourrir de quelque chose non?

Chacun vit sa vie comme il l'entend, tant que ça ne dérange pas les autres. Il me semble que le capitalisme du milliard de riches, assimilé à tous les pauvres qui ont vu de la lumière,  sont en train de faire péter la planète, à ne pas vouloir se réguler, ou diminuer de rythme. Ainsi, s'ils ne s'en rendent pas compte, ou s'ils ne décident pas d'arrêter, comme un ado gothique s'envoie le dernier rail, nous sommes sur la dernière ligne droite.

La Terre a mal, et nous en sommes tous responsables. A ceux qui disent il faut bien mourrir de quelque chose, je leur demande de crever tout de suite alors et de laisser la place à ceux qui pensent à un futur. A ceux qui veulent changer ceci, il y a des milliards de façon d'agir.

Arrêter de se mettre des cuites, de fumer des cigarettes, ou les rails de cocaïne, ce n'est jamais facile, toujours plus simple de le dire au voisin que de commencer par le faire soi-même.

Sauf qu'on a plus le choix. C'est quand la fourmillière est innondée que les insectes découvrent qu'ils ont des ailes. On a grandit dans un modèle ou on nous a fait oublié qu'on avait des ailes, et un cerveau. Il est temps de corriger la donne.

Le 21ème siècle sera décroissant ou sera le dernier. Je n'aime pas la force, je n'aime pas la violence, et je pense qu'en 2008, on peut faire évoluer les choses par la voie la plus douce et calme possible. Pour celà, il faut que les hommes intelligents se réunissent et plutôt que de s'envoyer des chars sur la gueule, se mettent à échanger des idées, à vouloir résoudre des problèmes.

L'autre problème, c'est qu'avec ce joli capitalisme pyramidal, ceux qui sont en haut, ont le pouvoir financier, politique et économique. Alors si tous les trous du cul d'en bas se rendent pas compte de ça, et continuent de fumer leurs petites cigarettes en pensant que tout va bien, et que ce sont des as du système, eh bien on est mal barrés.

Ils ne le changeront pas, parce qu'il leur profite. Pour combien ce système est-il avantageux? N'est-il pas devenu déraisonnable? Sa croissance sans fin: la religion économique : perdre sa vie à la gagner. La soif du salaire... Ca vous fera les pieds d'avoir plein d'argent quand vous aurez pas le temps de vivre avec vos enfants. Et puis pendant les crises, ce sont toujours les mêmes qui payent, mais encore une fois, trop cons pour même s'en rendre compte, on en redemande.


Alors, pitié, je vous le demande au nom de notre planète qui souffre un peu plus chaque jour, au nom de tous les peuples lésés qui s'enfoncent dans ce système comme des aveugles, au nom des espèces qui meurent et disparaissent chaque jour, au nom des Chinois dans les tremblements de terre et de votre grand mère qui de toutes façons crèvera lors de la prochaine sécheresse : ARRETONS LE MASSACRE.

L'équation de réduction de CO2/habitant nécessaire pour ne pas faire sauter la planète, en fonction de la population et des consommations énergétiques actuelles est impossible sans violer les lois de la mathématique.

Si je le traduis pour tous ceux qui n'ont pas le temps de réfléchir et qui sont déjà membre de cette religion sans le savoir, mais qui se posent quand même des questions : Il y aura des guerres, des morts : IL Y EN A DEJA! Mais le dernier film de James Bond importe toujours plus que la date de déclaration de guerre avec l'Iran. Mieux, en plus de contrôler l'offre, pourquoi pas bombarder les villes qui consomment du pétrole chez les autres, ça fera baisser la demande..


Maintenant, soufflez un coup, fermez les yeux, réfléchissez deux secondes à votre futur, à celui de vos enfants, et dites moi que vous ne saviez pas.

L'avenir ne dépend que de NOUS.

1) Création de Monnaie ex-nihilo par les banques: pourquoi payons nous les intérêts sur la dette Publique Française à des banques privés? (plus t'es riche, plus t'es riche)
2) Finances internationales : l'art de faire travailler l'argent sans travailler : Le capitalisme est devenu tellement génial que pour gagner de l'argent, plutôt que de créer une entreprise, empruntez et placez, si vous avez bien prié pendant vos cours de finances internationales, vous saurez comment devenir riche sans bosser : objectif, la porche à 25 ans. (si vous y arrivez pas, vous êtes vraiment une merde..)
3) Cycles du capitalisme : Chaque crise, reproduit le même modèle de privatisation des profits, nationalisation des pertes. Les joueurs de poker ayant trop risqué sont dédommagés, pour avoir quand même pris des risques. (toujours les mêmes qui gagnent)
4) Ecologie : Réchauffement de la planète, espèces mourrantes, glaciers à la fonte, Pays Bas et Pakistan, ce n'est qu'un aurevoir?
5) Energies : Il nous reste la moitié des ressources énergétiques disponibles en sous-sol, et toujours AUCUNE alternative : La déplétion va faire mal pour ceux qui n'ont pas prévu le coup ($$$)
6) Humains : Combien d'esclaves de notre consommation pouvons nous encore créer dans les pays pauvres?

Prouvez moi que j'ai faux au moins, avant de penser que je suis un connard d'intégriste. L'argumentation est ouverte à qui veut dans les commentaires, et ne coûte rien.

Quoi? Vous pouvez même pas argumenté? Quoi? Le système vous a endormi le cerveau? Quoi? Pokémon et Sexe Academy? Non, je ne parle pas de télévision, de média, je parle de système et de fonctionnement. Allez, un MacDo, une émission conne sur TF1, le disque de Carla Bruni et la vie reprend son cours..


Vous êtes coupables, comme moi. Vous ne pourrez le nier le moment venu. Au moins coupable de ne pas vous y être intéressés, "ça ne me concerne pas", "c'est pas mon truc la finance"

Quelque part, je me demande si on ne le mérite pas. Si on est trop cons pour ouvrir les yeux et faire face à l'avenir quand il est encore temps, c'est qu'on est au mieux des fourmis attendant le dernier moment pour vérifier si on a vraiment ces fameuses ailes


Where does the money comes from? Paulson, répond au sénateur, il sait bien d'où il vient l'argent.. vous aussi maintenant :


Commenter cet article

zoupic 14/08/2008 02:37

J'ai cette vision plutôt optimiste et certains pourraient dire stupide, qu'on peut changer tout ça.Un autre monde est possible.Comme ils disent sur ted.com, un autre monde n'est pas seulement possible, il est déjà là. A nous de le faire grandir et de lui donner la forme qu'il mérite. Ce monde, c'est le durable, l'alter, l'écolo, la NEF (banque reversant les intérêts à des projets sociaux), c'est les blogs alternatifs plutôt que TF1, c'est tout ça. C'est linux, c'est le creative commons, c'est l'open source, c'est le libre, c'est le gratuit, le prix libre...En attendant de faire comprendre à ceux qui sont en haut qu'on en a marre, en attendant de faire comprendre à nos concitoyens que tout ça c'est mal, on peut déjà s'investir là dedans, commencer par changer de banque, ne plus consommer chez les méchants. Chaque euro retiré des banques capitalistes représente un trou au côté pour eux. Il ne faut pas négliger chacune de nos actions.Le peuple c'est nous, 1+1+1+1+1+1+1...Sans notre travail, sans notre argent, ils ne sont rien.A nous d'être déjà acteur de cette nouvelle économie, et d'en expliquer les intérêts et les enjeux aux autres.

Thom 12/08/2008 13:54

je vais me mettre au crack et à l'héro moi! lolEt ouai, on va droit dans le mur et le changement viendra quand il sera trop tard et qu'on ne pourra que constater. Dans le film la belle verte, les humains extraterrestres font un cour d'histoire en expliquant qu'il y a eu une révolution contre la consomation. Tous les appareils electro ménagé étaient jetés. Ils ont agis avant qu'il soit trop tard et son revenu à des choses simples.Petit, je regardais le capitaine planète et bien que le tps ai passé, le changement n'est tjs pas arrivé.Pourtant, quand je regarde dans les alentours de ma ville, je vois des éoliennes poussé par centaine. Je vois des scientifiques mesuré la concentration de métane dans les pets des vaches en argentine. Je vois des interdictions de fumer, des règles pour consommer juste. C'est simple, et ça marche. En france, on conseil de faire un check up de sa voiture avant de la prendre pour consommer moins. On a des messages portant sur la santé.Pour les catastrophes, on les constates et on se rend compte qu'il est tps d'agir ce que bcp de gens font.La ou on sait tous qu'il sera trop tard, c'est au niveau économique. Le pouvoir est plus important que la vie pour ceux qui ont de l'argent en masse. La régression est impossible bien que nécessaire. La régression n'est pas pour nous. Par contre, empêché l'évolution des pays qui mérite d'évolué; exporter les entreprises polluantes hors de nos frontières dans un pays pauvre pour montrer le pays pauvre du doigts comme étant polluant c'est complètement nous.Ce qui est rassurant, c'est qu'un mur, ça se reconstruit. Ce qui est affligeant, c'est qu'un mur doit tjs un jour ou l'autre être détruit.On peut pas en vouloir au capitalisme de nous avoir fournit une vie dans la quelle internet est un outil performant. On peut pas en vouloir au capitalisme d'avoir permis l'innovation dans certains secteur. On en veut au capitalisme de réduire à néant ce qui est à nous et qui est aujourd'hui oublié. Cette chose si commune qu'elle en est devenu invisible aux yeux du citoyen moyen porte un nom, la Terre.L'histoire nous a apprit une chose, ce qui fait régressé l'économie, c'est la guerre et les catastrophe. Si l'un arrive pas, l'autre arrivera. Aujourd'hui, et depuis 10 ans, on sait qu'un autre facteur arrivera, il s'appelle la disparition des matières premières. Tout se transforme, ce qui est dans le sous sol se retrouve dans l'air, et ce que est dans l'air redescend sur terre. Mieux vaut prévoir les parapluies et les bottes en caoutchou parce que crois moi, il va bcp pleuvoir.Il reste une lueur d'espoir, cette espoir est entre nos mains. On a réussi à réduire le trou dans la couche d'ozone alors pourquoi ne pas espérer réduire le réchauffement climatique. Le tout sera de ne pas resté aveugle, car quand il fera moins chaud, l'explication sera simple, ça sera simplement parce qu'il pleut bcp. 

ciryll 07/08/2008 13:05

bien sur que tu as raison, mais je ne crois pas au changement... ceux qui veulent le changement ont si peu a gagner, et ceux qui le refuse ont tellement a perdre. ceux qui comprennent les enjeux du pouvoir sont invités a prendre une part du gateau..ou a se faire rejeter.

sheepos 06/08/2008 13:15

pfff.. tu parles de mieux en mieux.. J'aime beaucoup ce post.Difficile de faire un argumentaire contre.. évidemment.Oui c'est déprimant, oui on fonce dans le mur. Oui évidemment, ceux qui ont les pouvoirs politiques & économiques sont au courant de cela (pas besoin de conspirationnisme aigü, ils sont juste intelligents, ou savent juste lire lire tous les rapports des instituts géopolitiques de n'importe quel pays), mais le problème est que toute tentative de changement radical comme tu le proposes leur fera perdre tout pouvoir.Crois-tu vraiment que cela soit possible que *tous* les pouvoirs disent en même temps 'ok, on s'en va, testons autre chose'. Soif du pouvoir, quand tu nous tiens. tout ça.Bref, plus j'y pense, plus je crois que l'on va voir de plus en plus de catastrophes (climatiques/économiques/alimentaires) et malheureusement, j'ai bien l'impression qu'un (gros) paquet d'humains mourra encore avant que l'on commence à comprendre ce que tu dis maintenant.Bref, on va dans le mur, on va bien s'éclater dans ce mur, et après, on verra ceux qui restent pour recommencer quelque chose.