Argentinaaaa

Après avoir passé 6 mois au Mexique au cours de ma 3ème année d'étude, un an en France, me voici reparti :  8 mois en Argentine (février-octobre) à Buenos Aires à l'université Belgrano. L'aventure reprend, les voyages, les découvertes et tout ce qui va avec. Suivez moi dans ce voyage via ce blog et je vous raconterai et vous ferai partager mon histoire...

L'Argentine au jour le jour, les photos, les histoires, c'est sur zoupic.com
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undefineds : Photos Argentina

best-of des 6 mois au Mexique

Cerv-o-reilles


Vive la musique : Bloody Beetroots



Freemen est un réseau de blogs, dont les autreurs sont convaincus que :

1/ le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique.

2/ s'attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques, et particulièrement de la notion de "croissance".

Au delà, comme le nom “Freemen“ l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut, comme il le veut, sur son blog.

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Vendredi 9 mai 2008
publié dans : Argentina
Une petite page musicale, puisque ces derniers temps j'ai eu pas mal l'occasion d'aller voir un groupe de rock argentin assez connu ici qui joue dans un bar appelé le Rodney.

D'abord donc, rien à voir une vidéo de mon frère,  John Makay, promo familiale 2 pour 1.




Pour en voir plus, comme d'hab, ça se passe sur leur myspace. Le style de la musique se dit rock instru / math rock. Mangez en. John Makay.
Ensuite donc une des vidéos que l'on peut trouver sur youtube concernant los perros, je pourrai mettre une de celle que j'ai fait moi même, mais la taille de la vidéo + upload...
Donc voici une vidéo qui ressemble un peu à ce que l'on peut trouver. Ne vous attardez pas sur le manque de luminosité, il réflète la réalité, c'est avec vos oreilles que vous verrez la lumière. Ne prêtez pas attention au début plutôt basique et aux musiciens bons mais pas dingue ouf crazy, concentrez vous sur la guitare, Gabriel Carambula, mon nouveau héro. (bon, vous comprendrez une fois arrivé à 2:50..)

Voici donc dans la grotte du rock, situé sur rodney y jorge newberry, près du cimetière de Chacarita, ils y jouent tous les jeudis soir, Los perros :





Et pour être fan jusqu'au bout allez jeter un oeil sur leur fotolog + leur site avec quelques mp3s (pas forcément ouf non plus) en écoute, cela permet tout de même de voir leur tronche de rockeros!

Voilà pour la page musicale. (j'ai joué 5 heures avec Gaby chez lui après le concert l'autre jour, je vous raconte pas les spasmes de bonheur, en tout cas, c'est sûr, l'Argentine sera musicale!)

Si je devais faire agent, ce serait pour ces deux groupes que je me donnerai.
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Mercredi 7 mai 2008
publié dans : Argentina
Repris, retrouvé sur le blog d'aureliano :

Le scénario auquel tout le monde tente désespérément de croire est donc le suivant :
La Fed baisse encore un peu les taux et Bernanke brûle un cierge par jour pour que "ça tienne" quelques mois.
Le dollar continue sa dégringolade, mais pas trop vite, histoire de laisser à tous les acteurs le temps de s'adapter.
La faiblesse du dollar, alliée à la vigueur de la croissance mondiale, arrive à doper les exportations US et à leur tenir la tête hors de l'eau...

... jusquà ce que l'inflation refasse surface, que l'économie européenne soit à bout de souffle, etc. Là, remontée des taux, éventuellement violente. Si l'économie US a eu le temps de redémarrer, ça passe. Sinon... c'est ballot.

Voilà. Y a plus qu'à.

Pendant ce temps, on crame des cierges partout pour que :
- les économies émergentes continuent à stocker des dollars qui se déprécient tous les jours
- l'économie européenne arrive à tenir le choc avec un rapport euro/dollar intenable
- il n'y ait pas d'éclatement de la bulle chinoise.
- (et je vous passe al-Qaida, l'Iran, le Pakistan, Chavez, les cyclones, les incendies, etc.)

Pour moi, ça craque sur le premier point. Mais bon, c'est un pari.
Personne, en réalité, n'en sait rien.
Dans mon cas, c'est pas très grave. Mais je vous assure que Bernanke ou Warren Buffet n'en sont pas plus sur.

ça parait incroyable mais tout ça n'est finalement qu'une question de timing.
Si ça se passe doucement, ça peut aller. Si ça s'accélère un tout petit peu trop, tout le monde part en vrille.
et le moindre grain de sable dans le scénario ci-dessus peut faire déraper l'ensemble.

C'était le 13 novembre 2007. Pour l'instant ça suit son cours, beaucoup de cierges s'allument un peu partout. L'oiseau s'est déjà fait un peu déplumé.


Et pour aujourd'hui alors?
Pour savoir où on en est, demandons le point de vue de quelqu'un qui a l'air d'envoyer du bon pâté côté finance, vous pouvez trouver le point de début mai avec plein de jolis graphiques. Tropical Bear, expert de la déflation, blog à suivre (comme aureliano, mais ça j'ai arrêté de le dire).

On retiendra :
PIB encore positif sur le premier trimestre de façon maquillée
Une baisse à venir sur le deuxième trimestre 2008 (maintenant)
Indice des ménages au plus bas depuis 26 ans (=> baisse de la conso à venir)
Ventes de voitures au plus bas depuis 15 ans

En gros, la production et la consommation ralentissent, entraînent les licenciements, le chômage.

Immobilier :

Ventes qui baissent en mars. La tendance depuis avril 2006 est la plus grosse baisse depuis 63 (création des statistiques)
Nouveau record établi à 11 mois pour les stocks (et ça continue)
Les saisies ont augmenté de 112% entre le premier trimestre 2007 et T1 2008
Le tout entraîne une baisse des prix annualisée : 27% sur les 3 derniers mois

En gros, ça vend pas, ça achète pas, ça stock, les prix baissent, la construction va baisser.

Chômage :

Tout va bien, on commence seulement à sombrer. Je vous mets le graph qui vaut le coup d'oeil quand même. (il s'agit des US, évidemment)


Prenez chacun des points sus-citées, et entraînez vous avec quelques amis à lister les effets qu'ils entraînent, les uns après les autres, la réaction en chaîne à tous les niveaux conduisant vers un phénomène  bien connu. (Le mot compte triple que vous trouverez à la fin de votre partie commence par un gros C et finit par un gros E et n'a rien à voir avec l'appareil génital masculin)

On en est là.

Chérie, amène moi trois semi-remorques de cierge s'il te plaît
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Lundi 5 mai 2008
publié dans : Argentina
Bon, pas mal de bordel à rattraper, essayons de dépoussierer le vieux, de faire un rapide brief sur l'actualité, et développer l'avenir (j'arrive à m'impressionner des fois, pfiou!)

Iguazu,semana santa

Donc, d'abord, les photos d'Iguazu, au nord de l'argentine et du côté brésilien aussi, pour la frime.
Bon, comme l'upload n'est pas la qualité première des connexions argentine, je vous renvoie sur les albums sur Facebook (pas besoin de compte) :
Iguazu falls, côté argentin
Iguazu falls, côté brésilien



Actualité :
Monsieur Sarkozy, fête ses un an, et pour reprendre José Ferré, pendant ces 365 jours c'était notre fête. Donc pour se mettre en jambe, je vous conseille un p'tit tour  :
Pour ma part, je suis pas vraiment surpris. Il est bon, il est très bon, il parle bien, mais qu'est ce qu'il wind. La wind politique, il fait passer gentiment les trucs qu'il veut et mobilise les autres à brasser du vent tous ensemble, et puis une fois que les caisses sont vides, c'est sûr qu'on ne peut plus rien faire.

Il se bat pour les riches, atlantistes, il suit les Etats-Unis, il repart en Afghanistan, il a un gouvernement à 38 personnes, pour un engagement initial sur 15. Il est partout, ça pour ça, c'est sûr qu'il est bon, on l'entend, on le voit, c'est lui Big brother, on a l'impression qu'il nous surveille depuis chaque première page de journal.

Avec la crise dans laquelle nous sommes déjà, l'aggravement général des différentes situations, ça ne laisse pas beaucoup de marges aux artistes de l'économie de faire leurs fantaisies fiscales car les masses ont faim. Les masses sont grandes, et elles ne sont pas prêt de rétrécir. Le peuple a faim. Les peuples ont faim. Les gens crèvent de faim. Je ne sais pas comment l'écrire pour que les gens comprennent ça, mais ce n'est plus une question de baisser son niveau de vie, les matières premières, la nourriture de base augmente, mais pas les salaires, et quand on a déjà rien, c'est pas qu'on sucre la sauce, c'est qu'on sucre tout. L'addition s'en retrouve forcément salée.

Ce phénomène, a lieu aujourd'hui en Afrique, en Amérique latine et en Asie, c'en est un parmi de nombreux autres qui montrent à quel point, il est important de rejouer la donne et d'arrêter de privilégier ceux qui ont déjà beaucoup. Enfin, c'est déjà pas beau à voir, mais croyez moi, ça ne va pas s'améliorer.


L'avenir
Après avoir crié un grand coup sur tout ce qui chie, la question importante, c'est qu'est ce qu'on peut faire?
Excellente question.

D'abord, je pense que la meilleure chose à faire, c'est s'informer et savoir ce qui cloche, savoir ce qui marche, reconnaître les points positifs et savoir où on en est.

Le chat vous explique la finance, la crise des suprimes en espagnol

Lechat news vous informe
Le baril de pétrole est passé aujourd'hui à 120$ (WaouH! IT'S A NEW RECORD!), il a presque doublé en un an.
Le rapport €/$ a atteint un nouveau maximum à 1,6 (WaouH! IT'S A NEW RECORD!), maintenant un peu redescendu.
Les bourses plutôt revenus à des positions améliorées (5100 pour le CAC/ 13000 pour le DJ) devraient se casser la gueule méchamment d'ici peu.
La FED a baissé son taux jusqu'à 2% et ne doit plus avoir de tours dans son sac.


Concrètement qu'est ce qu'il va se passer dans les années à venir pour les Etats-Unis?

Ils vont laisser leur monnaie dégringoler gentiment, réduisant ainsi par la même leur dette extérieure, mais également la valeur des créances en bons au trésor ricain. En gros, les détenteurs de bons se sont fait avoir. Les chinois en tête, suivi des japs, les arabes, bref tout ceux qui ont du dollar se sont appauvris en payant le train de vie à crédit des américains.
Les licenciements dans les branches financières vont commencer d'ici pas longtemps et ça risque d'être une belle moisson. (rappelez vous le graph des pertes annoncées jusqu'ici chez les plus grosses banques sur l'article du monde, et dites vous qu'il en reste au moins le double)

Leur économie va ralentir doucement, et avec eux, l'économie mondiale dont on annonce déjà un ralentissement. La France quant à elle n'a qu'à bien se tenir, car sa croissance prévue entre 1,8 et 2% selon Sarkozy est jugée trop optimiste par Bruxelles, ainsi nous avons déjà un warning car ils voient déjà la France avec une dette égale à 3% du PIB ce qui est puni par une prune par l'UE (on est les derniers hein!).

La différence fondamentale entre la FED (banque fédérale américaine) et la BCE (Banque Centrale Européenne) est leur but : alors que chacune prélève son argent des impôts et donc du peuple, la BCE défend le citoyen et joue uniquement contre l'inflation, alors que la FED avec les mêmes taux joue contre l'inflation et pour la croissance. La FED créée en 1909 est un organisme complètement privé qui n'est absolument pas élu par le peuple, juste le trésorier est nommé par le président, les autres sont issus des grandes familles de banquiers.

Je reprends la conclusion de José encore une fois, car sa plume est bien plus fine que les touches de mon clavier :

A ce stade de la crise financière, qui a débuté en août dernier, les autorités monétaires américaines ont nationalisé les pertes du système bancaire (si jaloux de sa liberté quand il s'agit de préserver ses bénéfices), c'est-à-dire qu'elles les font peser sur les contribuables, sans espoir de retour. Dans le même temps, en laissant filer le dollar, les Etats-Unis font peser sur le reste du monde le poids de leurs dettes.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des monde et les spécialistes, dont on a déjà apprécié la hauteur de vue et la rigueur d'analyse, veulent nous faire croire, depuis quelques jours, que la crise financière touche à sa fin, sans que rien n'aie été réellement fait pour en corriger ou en réguler les causes. Plus dure sera la chute.



Que faire donc :
Réduire sa consommation, ne pas consommer chez les grands, ceux qui ne remercient que la rentabilité, ceux qui poluent, ceux qui ne respectent rien. Consommer c'est comme fumer, c'est toujours plus facile d'augmenter. Au final, ça consiste à réduire ses besoins, et donc ses achats. Ne pas manger plus que sa part de viande, ça paraît con, mais c'est significatif de plein de choses.
Ils vivent tous grâce à nous, de notre argent, ainsi si nous nous y mettons tous, ou simplement en sanctionnant par le boycott ceux qui ne respectent pas ces idées, nous les pénalisons.

Au niveau bancaire, il existe également une solution, la NEF. Elle permet de choisir pour quels projets votre argent est utilisé, et vous pouvez également choisir d'y laisser partie ou totalité de vos intérêts! Evidemment, ça ne doit pas être le réseau ni les services de la BNP, mais l'alternative existe.
Pour l'environnement, je pense qu'il y a des tonnes de site qui explique comment protéger avec les gestes de tous les jours notre planète. Dans la colonne de gauche aussi vous trouverez argent facile, qui est un bon site pour commencer à changer de système de pensée.

http://www.syti.net/Citizens2.html
http://www.syti.net/Citizens3.html

Enfin la solution, serait d'aller jusqu'au bout des choses et d'arrêter de dire que le temps c'est de l'argent, et revenir à un modèle ou l'argent c'est du temps, le temps d'une personne passé à travailler pour produire une richesse.

Petit histoire pour essayer de comprendre l'origine de la monnaie et du capitalisme



Schéma tentant de représenter les sphères qui contrôlent le monde (click to enlarge)

Qui sont les maîtres du monde?
Je ne vous parle pas ici ni des rois mages, ni d'une série obscure, et ce n'est pas non plus un manga.

Les maîtres du monde, ce sont ceux qui depuis des décenies (siècles?) tiennent le monde par les c*.

Ce sont ceux qui ont créé l'idée de la monnaie, ceux qui y ont ajouté le complément de capitalisme, ceux qui l'ont saupoudré de néo-libéralisme, ceux qui pensent être l'élite et que la masse dormante est abrutie et heureuse, incapable de prendre une décision.
Remarque avec les médias qu'on a maintenant, toutes les émissions merdiques et la chiure de publicité qui dégouline par tous les trous de notre société, il est devenu facile d'embobiner une jeune fille de 17 ans avec des "envoie tektonik au 8 22 22".

Ainsi d'une vie de libertés, nous vivons maintenant pour travailler, pour nourrir et assurer la vie de nos enfants ou au moins essayer de pas leur laisser de trop grosses dettes. Les loisirs sont réduits ou inexistants. La population ici vit vraiment pour travailler, et avec l'inflation en France, (sans augmentation des salaires) on va s'en approcher doucement.

Les maîtres du monde se réunissent en société plus ou moins secrètes et décident de comment ça va se passer, allez chercher sur wikipédia pour chacun, faites les liens, faites vous une petite carte et hop on imprime et on la met dans les chiottes.
groupe Bilderberg
créé par Rockerfeller (membres Jospin, Trichet, Lamy, Bérigovoie, DSK etc...) , WEF (World Economic Forum) : tous les gros des plus grosses multinationales (Dell, Microsoft, Soros, Nestlé, IBM, les chinois, des trésoriers et présidents d'Etats), Trilatéral Commission, le CFR (Council Foreign Research, le conseil sur la politique de domination des ricains, avec au moins tous les vieux présidents), les illuminatis (un autre sacré délire aussi checkez l'oeil, la pyramide, le dollar etc..),  la triplalliance, et puis pendant qu'on y est, l'OMC, le FMI, les multinationales etc...

Ces groupes, ces organisations, non élues démocratiquement, ont posé un certain nombre de lois sur le commerce, sur les crédits, les prêts pu les barrières et ce sont eux qui établissent les règles, et prennent la relève du système démocratique. La France en tant que pays obéit à de nombreuses lois et accords décidé par ces organisations.

Petit détail en passant : ce sont eux qui se battent pour la démocratie, qui leur permet de rester tranquillement là où ils sont. Ils se battent pour la liberté, l'économie de marché et les richesses du pays. Une fois instauré un système similaire aux leurs, ça leur fait de nouveaux consommateurs, pour jouer et agrandir leur marché.

Au moyen-âge, le seigneur avait sa monnaie et ses paysans, plus tard on a joué au colonialisme avec l'Afrique et l'Amérique du Sud, après on a fait la révolution pour arrêter toutes ces conneries. Maintenant les USA jouent de l'effet domino pour  installer notre belle démocratie partout, pour le meilleur et pour le pire. On a toujours ce modèle de dominé/dominant, avec dans les dominants, quelques groupes, quelques pays, quelques millions, et de l'autre côté, les pauvres. Le FMI prête sans intérêt si l'Etat accepte de se libéraliser, de se réformiser et de tendre vers une belle économie de marché néo-libérale.

On a rien créé de bien nouveau, mais qu'est ce que réserve un système comme ça, avec sa soif d'argent, sa soif de profit, de rentabilité, de débilisation. On a rien trouvé mieux que la société de l'avoir et du bling bling?

Contre-info
Et si dans la presse, on avait déjà plus que de la soupe, dirigée par les politiques (un rappel des liens de Sarkozy avec les médias quelqu'un?), et si on ratait toute l'information, et si on ne percevait rien de ce qui se passe réellement dans le monde?

Allez voir un peu ces sites, je ne dis pas qu'ils disent la vérité, de A à Z, mais le fait de se poser la question vaut la peine. Qui a raison?

Et si, le 911 c'était comme le type qui a soit disant vu des armes bio chez Sadam, comme le soit disant bateau au Vietnam qui se serait fait coulé, et Pearl Harbour? Tous ces éléments déclencheurs de guerre qui ne feraient que partie d'un plan bien ficelé.

Comment il peut y avoir tellement de témoignages qui diffèrent du rapport final? Comment on peut tous gober qu'un boeing fasse tomber une tour, alors qu'il a été prévu pour pouvoir en encaisser 5. Pourquoi la tour après une heure d'incendie tombe alors que la même tour était restée 25 heures enflammée sans aucun problème? Pourquoi le même jour, le WT7, bâtiment de certains services secrets s'effondrent à 17h, le maire ayant été prévenu à l'avance et le bâtiment évacué? Pourquoi y a pas eu d'avion sur le pentagone? Pourquoi on nous ment? Pourquoi on a jamais trouvé Ben Laden? Et puis pourquoi l'anglais qui avait vu les ADM en Irak s'est fait tué avec toute son équipe et on a pas retrouvé les preuves? Quand même dommage que la guerre d'Irak repose là-desssus...


Allez voir la théorie de la "war on terror" sur wikipedia, allez parcourir et vous renseigner sur le patriot act et les droits des services secrets américain, et dites moi si c'est vous qui êtes libres ou eux qui vous laissent penser que vous l'êtes?

Quoi de mieux que de brasser du vent, à coup de milliards de dollar et de motiver tout un peuple contre l'axe du mal, l'enemi commun. Après une longue guerre froide bien gelée, on peut enfin faire tourner l'économie guerrière, sus à l'enemi. La terreur, la panique, et encore une fois on donne les plein pouvoirs aux dirigeants qui ont enfin les mains libres.

http://www.syti.net/
tapez zeitgeist dans dailymotion ou youtube et regardez un peu les reportages (la religion, le 9/11 et la monnaie, je vous conseille surtout les deux derniers)
la même avec 911 mystères
http://www.onnouscachetout.com/
http://www.contreinfo.info/



I am a freeman :


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1/ le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique.

2/ s'attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques, et particulièrement de la notion de "croissance".

Au delà, comme le nom “Freemen“ l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut, comme il le veut, sur son blog.
Jetez un oeil dans la colonne de gauche pour la liste complète.




Pour une actualité financière et alternative (pas très très alternative), je vous propose ma page netvibes, avec mes sites favoris et mes blogs préférés :
http://www.netvibes.com/zoupic

Chérie, je me sens tout 2.0

Aujourd'hui est 2.0. De retour sur
last-fm, arrivé en force sur viadeo, ziki et twitter, je netvibe je facebook et je dig, et tout ça c'est delicious, j'ajoute mon /zoupic à tous les sites, de deezer à youtube, et je linke, je mets à jour, et la boucle est bouclée. Autant d'informations, d'outils que l'on n'aurait pas pu imaginer il y a seulement 5 ans, et maintenant autant d'informations données gratuitement sur moi, au monde de la consommation qui me le rendra gentiment en pop-ups et advertisings micro-ciblées. Manque de bol, je ne suis pas un bon consommateur.


Me restera à vous raconter comment j'ai rencontré un des plus grands rockeurs argentin j'ai nommé Gabriel Carambula, en attendant, regardez pas trop de publicités, mangez pas trop d'OGM.

Allez une petite vidéo de mon WE avec les copains, enjoy!


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Lundi 28 avril 2008
publié dans : Argentina
Vu ce jour sur lemonde.fr

Six crises qui bousculent l'ordre économique mondial


A quelle place l'Histoire situera-t-elle la crise globale - dont les symptômes sont à la fois financiers, monétaires, économiques, alimentaires, énergétiques et écologiques - que subit la planète depuis mi-2007 et qui s'est accélérée en ce premier semestre de l'année 2008?

M. Bezbakh, maître de conférences à l'université Paris-Dauphine, dont une partie des travaux ont porté sur l'histoire des crises, confirme ce jeu d'interdépendance plus compliqué que jamais, à l'instar de Patrick Artus, chef économiste de Natixis, et de Marie-Paule Virard, journaliste, qui ont publié à La Découverte en 2005 Le capitalisme est en train de s'autodétruire, M. Bezbakh pense que la crise actuelle signe "une rupture totale de société. Le capitalisme n'est plus en voie de développement, mais en voie d'achèvement. Les puissances occidentales ne peuvent plus faire payer à d'autres pays le coût de la crise, comme ils l'avaient fait en 1929 avec la baisse du prix des matières premières. Nous assistons à un processus d'autodestruction soit du système, soit de son fonctionnement". Et la crise actuelle en serait la signature la plus forte.



D'autres convaincus? On arrête? On continue?
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Mercredi 23 avril 2008
publié dans : Argentina
En dehors et loin de la référence au film dont j'ai déjà parlé, j'aimerai parler d'un monde parfait, ce que, visiblement, on ne nous a pas offert à la naissance.

Et même si l'erreur est le propre de l'homme, je crois que l'ignorance est ce qui maintient notre beau système en un seul bloc. Comment ferait le che aujourd'hui pour lancer la révolution, la théorie des focos ne s'appliquant plus. Faut-il attendre 20 ans que la conscience générale se réveille pour pouvoir enfin faire quelque chose.


Quelques citations pour vous mettre la puce à l'oreille :
Thomas Jefferson, troisième Président des Etats-Unis : «Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation
Ensuite cette réflexion du célèbre industriel américain Henry Ford :«Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin».
Enfin Maurice Allais, “prix Nobel” d’économie, décrivait le processus en ces termes : «Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique [...] à la création de monnaie par des faux-monnayeurs [...]. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents»

Le système est simplement injuste, en de nombreux points. Pour faire simple et utiliser les exemples les plus concrets :

1) aujourd'hui la Banque de France, établissement public qui nous représente tous, peuple français, ne bat plus de monnaie. Seules les banques privées peuvent créer de la monnaie "ex nihilo" = à partir de rien.
C'est triste, à se demander comment le peuple a pu perdre le droit d'éditer la monnaie et s'auto gérer financièrement.


2) L'effet boule de neige. Plus tu gagnes, plus tu gagnes.
Pour montrer de façon un peu exagérée, prenant un placement avec un taux de 10% : en 12 ans, on double son capital en augmentant son rythme de vie de 6% par an!
Evidemment, celui qui n'a pas d'argent ou peu ne pourra pas en profiter autant.


3) En déposant 1000 à la banque, j'autorise ma banque à prêter jusqu'à 10 fois cette somme. Ce privilège de prêter N fois plus que ce qui leur est confié confère aux banques privées et autres institutions de crédit un pouvoir arbitraire sur l’économie : elles ont le choix des clients pour qui elles créent cette monnaie, et elles en tirent tout le bénéfice grâce aux intérêts qu'elles en exigent. Alors qu'elles n'en supportent pas tous les risques parce que les crédits qui sont ainsi ouverts constituent une monnaie privée sans garantie légale, contrairement à la monnaie centrale.
En apparence, ça peut ne pas poser de problèmes, mais si un jour, tout le monde veut récupérer son argent? par manque de confiance, on assiste alors à ce qu'on a vu pour Northern Rock, pour l'Argentine, le Mexique, la Thailande, la Malaisie, le Brésil, la Russie ...


4) Aujourd'hui l'Etat français, lorsque les balances sont négatives a besoin d'argent, à qui emprunte-t-il? Aux banques privées, avec des intérêts bien sûr. Donc chacun de nous français, paye les dettes de l'Etat Français, à des organismes privés, français ou non, qui évidemment se font de l'argent sur notre dos. De la même façon, l'Argentine ou le Mexique paye une part de leur impôt pour rembourser les prêts effectués par les organismes financiers tels le club de Paris.
En 2003, en France, ce paiement correspond, accrochez vous, à 12% du budget national, à niveau égal avec la dépense défense nationale, mais supérieur au niveau du budget pour l'emploi et la solidarité. Qui a dit qu'on était endettés? Allez, c'est pas grave, on est tous endettés. Y a qu'à voir les ricains..


5) Les Banques prennent elles des risques? Pas vraiment..
Quand vous signez un prêt, si vous signez un prêt, ils vous demandent une garantie. Ainsi les institutions de crédit de façon générale ont non seulement le pouvoir de créer de l'argent mais elles ont également un droit sur le patrimoine de leurs débiteurs quand ceux-ci sont défaillants.
Sauf clients insolvables donc, la banque est toujours gagnante. D'où la chasse au client qui veut acheter à crédit, payer en 3, 5, 8 10 fois, sans frais, mais avec intérêt.
Dans certains cas, on verra que les banques commerciales revendent leur créance à des banques d'investissement (JP morgan, merryl lynch, bear stearns etc..) Dans certains autres cas on verra que ces banques d'investissement séparent les créances selon leur qualité et les revendent à des investisseurs qui veulent prendre plus ou moins de risques. Dans quelques cas, on verra que les instituts qui certifient la qualité des crédits mettent des bonnes notes pas forcément justifiée. Et alors, si on a tout ça, et que successivement tous les maillons de la chaîne se sont plantés, et de façon plutôt massive, on a l'équivalent du subprime, la crise qui touche les US, et le monde.


6) le XXème siècle.
Géopolitiquement, les USA ont établit les règles monétaires de l'après guerre. Ils ont imposé le dollar pour tout le monde, avec une équivalence en or contrôlée par eux (conférence de bretton woods 44). On a tous financé la guerre du Vietnam. (Exercice pour ce soir : Comme pour le Vietnam, pensez aux guerres du Koweit et de l'Irak et cherchez, l'origine et la raison des US dans cette guerre.)
Quand ils avaient besoin de plus d'argent, ils ont juste lancé la machine à imprimer les biftons, faisant ainsi baisser la valeur générale du dollar, et rendant bien évidemment impossible son équivalence en or. Ce sytème prit fin en 71. Durant toute la guerre froide, nous avons juste suivi les Etats-Unis notre grand sauveur dans leur système, et nous les avons imité dans leur comportement, manger des chewings-gum et porter des jeans à crédit, ils nous ont bien inculqué leur culture, et quelle culture..
Après dans les années 80, on a tout libéralisé, alors que l'Etat contrôlait encore la dette, on a créé le grand marché des capitaux: les actions et les obligations qui permettent d'investir, moyennant un risque de l'argent dans une entreprise, avec une plus ou moins value, on y trouve aussi le marché des produits dérivés et plein d'autres marchés réservés aux experts. Cette révolution permet de faciliter à l'échelle planétaire, des échanges quelques soit leur forme régulés par l'Offre et la Demande.
20 000 milliards de dollars sont ainsi transférés en 2003, alors que le PIB mondial représente 30 000 milliards.
Aujourd'hui, ça ressemble à du Poker online, sauf qu'on ne joue pas avec des cartes en jouant sur des probabilités, on joue sur l'information, la tendance, la confiance, la rumeur. Lorsqu'une annonce dit que le Mexique est trop risqué, que la crise se rapproche, tous les investisseurs retirent leur argent du mexique et le laisse à genoux, face à lui même, idem avec l'Argentine.
Autre élément impressionnant, l'effet de levier : On peut acheter des actions pour une valeur de 1000 en mettant 100 de garantie. Il y a un effet de levier de 10% pour les financiers, ce qui augmente très fortement les multiplications de gains, mais aussi les pertes. (c'est sur ces jeux financiers qu'est nait la taxe tobin qui reverse 10% des gains au social, à l'environnemental etc...)


7) Le capitalisme freine la créativité non rentable.
On cherche la rentabilité, le meilleur produit au meilleur coût. Même si une part va à la Recherche et au développement, on ne peut plus suivre des projets originaux, marginaux, on perd une richesse non considérable qui est la créativité non rentable.


Et pendant que certains jouent au poker avec notre argent, risquant de faire sauter le monde, 850 millions de personnes crèvent de faim. Ils ont arrêté de produire leur nourriture, la mondialisation leur ayant apporté les produits à un meilleur coût (comparez l'agriculteur français + sa politique d'aide européenne face à un paysan en afrique) mais aujourd'hui, suite aux dérèglement climatiques, et à l'augmentation du rapport €/$, ils n'ont plus rien.

On pourrait aussi parler d'une personne sur 5 qui n'a pas accès à l'eau potable.


Le monde, ne peut pas se résumer à l'offre et la demande car nous sommes limités en ressource, car le travail est différent du capital (argent différent de l'humain) et que ce système profitera toujours plus aux riches.


Il paraît évident que vu la complexité de la plupart des processus, de l'histoire de la monnaie, de la création de valeur, des calculs de l'intérêt etc... tout ne peut s'expliquer en un article de blog. C'est d'ailleurs pour ça que les mécanismes étant relativement compliqués, ou nécessitant au moins l'étude de l'économie ou de la finance pour suivre, le contrôle de l'argent reste réservé à une élite.
Ainsi je vous invite à aller lire une explication de la monnaie et de ses origines qui en 53 pages, reprend, détaille et explique les points que j'ai cité au-dessus. De plus vous pourrez trouver ici une autre explication sur en quoi le dollar ne vaut rien.

Dans un prochain numéro, on se fera p'têt le subprime en entier, avec un p'tit bilan joyeux sur la santé de nos amis les ricains.

Ah, et avant de passer à autre chose, je vous remets la phrase de Ford :

«Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin».


Je suis prêt à me couper une main si quelqu'un me prouve que ce système est juste et égalitaire, qu'il a été décidé par la majorité pour la majorité des habitants de ce monde.

Je suis prêt à me couper les deux mains pour le faire changer.
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Mardi 15 avril 2008
publié dans : Argentina
Vu sur lemonde.fr ce jour, la France est très en retard sur la stratégie de Lisbonne établit en 2000 :

"la France n'atteint que trois des quatorze objectifs identifiés par le Conseil européen" pour faire de l'UE l'économie la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010.

Voici là où on est pas bons:

la France est
18e en termes de taux d'emploi,
19e pour la dette publique,
23e pour la croissance et
24e en ce qui concerne le taux de chômage des jeunes.

Petit jeu concours : pour chacune des 4 catégories au-dessus essayer d'imaginer quels sont les pays qui sont derrière nous (pour rappel on est 27).

Qu'est ce que l'on peut donc faire?

C'est toujours dans ces moments là que les grands cerveaux se choquent et s'agitent, provoquant des étincelles de génie, du neurone à l'état pur et la recette magique à la victoire se résume en 3 mots :

PRIORITÉ : ENSEIGNEMENT, RECHERCHE ET "FLEXICURITÉ"
Alors que les premiers paraissent clairs, j'aimerai m'attarder sur le terme intéressant de "flexicurité" et vous donner leur explication brillantissime :

Le rapport insiste également sur la nécessité de mettre en œuvre une réelle "flexicurité" qui n'a pour l'instant été lancée "ni dans son volet sécurité, ni dans son volet flexibilité".

Vous voyez maintenant là toute l'intelligence de ces gens, là où beaucoup auraient faillis, ils ont sû trouvé un nom étincelant pour un phénomène nouveau.

Je regretterai toujours le fait qu'on soit passé à côté de sexibilité.

Allez jeter un oeil sur l'article complet, on est pas en forme.
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Lundi 14 avril 2008
publié dans : Argentina
Soit ma coloc ricaine ronfle très fort, soit elle produit un son peu agréable pendant l'amour.

Dans les deux cas, j'aimerai pas être son copain, parce qu'à 2 portes de distance, ça m'empêche de dormir, et comme j'ai jamais aimé être éveillé pendant l'amour, ça me réveillerait sans cesse.

Bref, sur cette belle pensée du dimanche soir / déjà lundi matin 2h48, je vais vous raconter un peu les dernières semaines quand même, et puis un jour, entre Pâques et la trinité, je mettrai les photos d'Iguazu..

Buenos Aires
La grande et belle capitale d'Argentine n'a que très peu en commun avec Mexico DF, c'était mon premier élément de comparaison, il y a des similitudes, mais également beaucoup de différences. Buenos Aires, comme l'Argentine a accueilli beaucoup d'étrangers, européens principalement aux 19ème-20ème siècles. Ainsi, alors que l'on dit que les mexicains descendent des aztecs, que les péruviens descendent des incas, on dit des argentins qu'ils descendent des bateaux..

La capitale est assez cosmopolite, la couleur de peau y est plutôt claire, typo européen, avec une grande majorité italienne qui entraîne pizza, glaces et belles femmes. Alors qu'au Mexique les blancs étaient tout de suite repérés comme machine à $, ici on se mélange dans la masse tant qu'on n'affiche pas trop son accent. Ainsi la capitale varie entre beaux quartiers résidentiels (belgrano), bureaux sur le port moderne (puerto madero), longue et larges avenues (9 de julio), des quartiers animés tous les soirs (palermo) et des quartiers plus modestes (la boca, onze). Les argentins vous le diront, les argentines sont les plus belles femmes du monde, leur football est le meilleur, maradona a remplacé Jésus après son but de la main et la viande, ah LA viande, est évidemment la meilleure du monde également. Les portenos comme on les appelle ici ont tout! Ils sont acceuillants et sympatiques et cherche toujours à aider les étrangers. Par contre, pour les pièces de monnaie, pas de cadeau, chacun pour sa peau à collectionner et garder précieusement les rares pièces si importantes quand on prend le bus.

L'espagnol

ché boludo, y vos que hiciste ayer?
Ici l'espagnol n'est pas celui que j'ai appris à Mexico. On parle castéchano, avec le vos, le ché et on boit du maté. Les conjugaisons sont également différentes dans de nombreux temps : Ainsi ven à l'impératif devient veni, dime devient decime etc..


La coloc

Après une époque radieuse où j'étais le seul homme de la maison, la donne a subitement changée : le copain de Johanna, Zac est arrivé il y a une semaine. Il n'aime pas voyager, ne voit pas de différences entre les pays, les villes, et est laveur de vitre de profession. Ce travail, il l'a obtenu parce qu'il fait également de l'escalade à haut niveau, chose qui aide dans ce genre de boulot. Il reste deux mois, et devrait peut être sortir un peu plus de sa chambre pour apprendre l'espagnol.
Après le départ de Elena l'espagnole, c'est Isch qui nous a rejoint, il nous vient de Hollande et a 24 ans. 24 ans, et un fils, ici en Argentine ainsi qu'une ex-femme, argentine également vivant à la Plata. Il travaille dans un callcenter pour payer ce que le juge a décidé, ensuite, il peut voir son fils 2 heures par mois.
Vanessa continue sa vie oscillant entre théâtre, ensayos, modelo para pintor, cours de guitare, cours d'anglais, hockey sur gazon, joggings, danse contemporraine et sorties aux avant premières des festivals locaux undergrounds hypes pas trop bling bling.

L'université
La tour qui me sert de campus m'accueille deux fois par semaine. Les 17 étages et 4 ascenceurs qui soulèvent le coeur à chaque montée, une vue imprenable sur l'ambassade d'Australie, et surtout le Rio de la Plata, pas très loin de là, ce n'est pas le campus de Cholula au Mexique, mais ça a un charme plutôt vertical. On zippe nos cartes magnétiques dans des bornes pour faire office de présence et on reste concentrés sur l'écran plutôt que le panorama offert sur la ville.
J'ai pris deux cours sur l'histoire et la politique économique argentine, en espagnol, où je suis avec de bons profs mais aussi 90% de ricains chiants, ça n'a pas changé.
J'ai un cours d'organisacion de eventos en carrière d'hôtellerie avec principalement des argentines en 3ème année. J'y retrouve une copine mexicaine, et je suis en groupe avec des colombiennes. En deux mots, c'est plutôt international et féminin, j'aime bien.
Un cours que j'ai choisi, le cours on pourrait presque dire révélation, je dirai plutôt puissssant, c'est la finance internationale, aussi appelée finanzas internacionales puisque c'est en espagnol également! l'audience y est plutôt européenne ainsi que quelques latino américains, mais aucun représentant US, ce qui permet de dauber sur leur économie, leur politique, leur histoire, leur endettement, leur monnaie, leur way of life sans trop de retenue, et ça fait plaisir. Le prof nous explique les marchés financiers, les échanges de devises, les produits financiers dérivés et complexes, plutôt intéressant. il est du genre à lire le bouquin et à se lever de sa chaise toutes les cinq minutes pour partir sur une anecdote professionnelle qui correspond à l'histoire en question, sauf qu'il divague évidemment tellement, qu'à la fin, personne ne comprend pourquoi on en arrive là. C'est le mardi soir de 19 heures à 22 heures, et quand on a commencé ce jour là à 8 heures, il vaut mieux être concentré pour capter le mélange idiomatique vocabularial.
Enfin j'ai un cours d'espagnol niveau avanzado avec pas mal de français qui maintient les neurones en forme.

Ca m'a fait bizarre de rater le gala de l'école, même si je m'amuse comme un p'tit four ici, cet événement a une certaine importance à mes yeux parce que je le connais bien pour moi même avoir organisé celui de 2ème année et bossé un peu sur celui de 3ème année également. C'est la vie..
Un Week-End pour s'échapper de la ville est prévu et devrait se faire assez vite, pour la destination, peut être oublier la plage : ça s'est un peu refroidi depuis hier et j'ai attrapé un mini rhume. la honte.

Demain on joue à pretty woman, je vais me faire habiller, benamou fais chauffer la CB!

Allez et la prochaine fois, il y aura des photos et une mise en page qui donne pas envie de vomir, promis. Et remercier ma colloc pour m'empêcher de dormir..
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Mardi 25 mars 2008
publié dans : Argentina
De retour d'Iguazu, me voici avec des nouvelles et des photos à vous mettre sous la dent. Avant de vous en mettre plein les yeux, il serait judicieux de raconter où j'étais ces deux dernières semaines de silence radio.

Buenos Aires la grande

La ville est belle, la ville est grande, la ville vit, jour et nuit. Au rythme des bus de toutes les couleurs, des radio taxis noir et jaune, Bs As respire de ses grands poumons encrassés. On peut suivre les odeurs de viandes pendant des heures, mais 15 minutes suffisent à ne plus avoir faim une fois que l'on s'assoit à la terrasse d'un café.
Je découvre au fur et à mesure les différents quartiers, les appartements des copains. Je suis moi même du côté de la plaza congreso, plutôt dans le centre, et à 40 minutes en bus de l'uni.

La vie étudiante
Les cours commencent doucement, on a le droit d'essayer un peu les différentes classes avant de vraiment valider celles qu'on aura tout au long du semestre. J'ai pris 3 types de cours, des cours avec étrangers, des cours d'espagnol et des cours de ma carrera, comme ils appellent ça ici. J'ai un cours d'histoire économique argentine, et un autre de politique économique argentine, qui se passent avec 95% de ricains fatiguants. J'ai également un cours d'espagnol avec une prof fantastique pour lequel j'hésite encore un peu à changer de niveau.. De nouveau avec 97% de ricains, me rappelant les souvenirs du Mexique des ricains qui ne progressent pas, j'hésite à prendre la classe de niveau avanzado qui me permettrait d'approfondir un peu plus. Enfin, une classe de finance international ou bizarrement les ricains ne sont absolument présent, ce qui nous permet de les critiquer tout au long du cours. Ca fait plaisir, puisqu'on leur reproche à peine leurs actes passés dans les cours d'histoire argentine, et aujourd'hui, économiquement parlant, les USA en bavent. Mon dernier cours, pas encore déterminé complètement est organisation d'events, dans la carrière d'hôtellerie.

En attendant de voir comment tout ça s'installe dans la durée, je suis relativement content de ce panaché de matières qui m'offre tout ce que je recherche.

Vie de campus
Ce qui est évidemment très différent de Mexico, c'est le campus. Etant dans une grande ville, le campus ne peut pas s'étendre sur x terrains de futbol américain comme c'était le cas à Puebla. Ici tout est concentré dans une tour de 17 étages aux 4 ascenseurs ultra rapide. On se croirait presque dans SIM tower, pour ceux à qui ça parle. Le campus est donc passé d'un état horizontal à l'état vertical, et ça fait bizarre. Ca retire tout le charme de traîner dans les parcs du campus, un point pour le Mexique, ou de façon plus générale, un point pour la vie en dehors des grandes villes.

Le problème donc de tout ça, c'est qu'en ne vivant pas vraiment sur le campus, il n'est pas encore évident de se faire ami-ami avec les argentins, ça viendra..

La musica electronica
J'ai également profité de venir en terre musicale pour goûter à deux soirées électroniques, le SAMC, une sorte de gros festival de trance-mini-house, auquel je suis allé avec Frank, un français que j'avais connu au Mexique et qui est également ici, le hasard. J'ai également été avec Fausto à une soirée privée dans un bar qui était très sympa et m'a permis de connaître une bande d'argentins sympatoches.

Iguazu avec ses photos à venir, pour les dents ou la vue, à vous de voir.
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Mardi 4 mars 2008
publié dans : Argentina
Alors des chiffres en voici en voilà, les fameuses statistiques inutiles, donc indispensables :

Nombre de jours: 27
Heures de bus:  PM18H+RG17+Ush14+PN17+TDP3+CALA6+chalt6+PM14+BARI14+BAHIA14+BSAS10 = 133 heures passées dans les bus soit 5 jours et demi
Km effectués: 6544 PM1077+RG1420+USH541+PN500+TDP150+CALA400+chalt122+PM338+BARI607+BH814+BSAS576 = 6544 km

Chiffres stupides :
Nombre théorique de km par jour : 243
Moyenne théorique de la vitesse en km/h : 49
Rapport de temps passé dans les transports : 20%

Dépenses
    tickets et transports     25%
    hostals et auberges      15%
    activités touristiques     20%
    hors voyage                    7%
RESTE : divers et varié       33%

stats du blog :
Le record à battre était le dernier mois de voyage Road Trip au Mexique, c'est chose faite avec ce Road Trip de premier mois argentin! Je suis très content du boulot et de l'activité malgré le voyage, et ça fait plaisir de vous lire aussi un peu.. Le record est sympa puisque c'était un mois à 29 jours, ce qui n'arrive pas trop souvent.

Un total de 1730 visiteurs uniques sur le mois de février
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10 690 pages Vues sur le mois de février
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Lundi 3 mars 2008
publié dans : mylife.fr
Le temps passe, le temps panse, mais on  y pense.
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Samedi 1 mars 2008
publié dans : Argentina
Pour ne rien vous cacher, je suis déjà rentré à Buenos Aires, ce soir même. Mais puisqu'il faut faire les choses dans l'ordre.. Reprenons à nos moutons, les kilomètres qui séparent chaque destination...

undefinedvoyages voyages, le bus, la lune et la route

Après le Parc de Torres del Paine, nous avons repris 2 jours mérités de repos dans l'auberge de jeunesse de Kawashkar à Puerto Natales, endroit merveilleux où j'ai vraiment adoré rester. Les patrons : Omar et Rapha donnent une importance à chacun et crééent une ambiance buena onda inimitable. Tristesse et chagrin au moment de partir, pour la ville d'El Calafate et le Perito Moreno, glaçon très connu.

undefinedUne vue du paysage sur la route

El calafate, ville très touristique construite principalement autour de l'activité des glaciers.
Le plus impressionnant, le plus visité, et celui dont on peut s'approcher le plus, c'est le Perito Moreno. Une espèce de glaçon géant de 13km de long et de 60 mètres de haut en sa bordure avec le lac. Il est très prisé parce qu'il bouge encore, ce qui veut dire que quand on va le voir, on peut l'écouter craqueler, gronder, et s'effriter face au vent ou au soleil. C'est là d'ailleurs l'activité principale une fois passé l'ébahissement dû à sa grandeur.

Le glaçon : Perito Moreno (appréciez le rapport  taille du bateau / glacier)

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De notre journée et demi à El calafate, ce fut donc notre occupation première. On passe la journée pour aller le rejoindre, dans le parc des glaciers, là où il habite, on le regarde, de haut, de plus bas, et d'encore plus bas, et puis on peut par la suite descendre et le scruter depuis le bateau touriste qui fait un petit tour sur le lac.
undefinedDu haut de ses 60 mètres, on le respecte.

Le bateau ne s'approche malheureusement pas à moins de 300 mètres, à cause des risques de chutes de morceaux de glace qui, on ne s'en rend pas bien compte au départ, provoque des vagues dévastatrices. D'abord impressionné par sa taille, son joli bleu, on est ensuite absorbé par l'observation des chutes de glaçons. Loin du système du frigidaire américain, il faut ici attendre patiemment que Monsieur se décide à faire une offrande aux touristes qui ont pointé appareil photo et caméra sur lui.


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Le couple présidentiel


undefinedL'envoyé spécial a l'air content

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Le glaçon vu d'en haut et de face

Après quelques minutes sans autre activité que les bruits qu'il créée, nous avons eu droit à une chute, puis une autre suivie d'une troisième. C'est quand on réalise la différence entre le son et l'image qu'on comprend la distance, entre le bateau et le glacier, mais aussi celle entre le haut du glacier et l'eau. Les blocs de glace mettent effectivement un bon 5 secondes avant de ploufer dans l'eau (cf photo).

undefinedgros plouf?

Step 7 : El chaltén : vue du Fitz Roy

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Après l'activité glacier, nous nous sommes dirigés, à 5 heures de là vers la petite bourgade d'El Chaltén. Perdue dans une vallée magnifique sans internet, téléphone ou connexion quelles qu'elles soient, nous avons élu domicile dans un hostal le long du rio le temps de deux jours. Pendant que les filles ont fait le mini trekking qui mène au Fitz Roy (montagne très célèbre dans les environs), je me suis reposé, ayant eu des effets secondaires du trekking de Torres del Paine. Je me suis effectivement retrouvé touché au talon d'Achille, marque évidente de ma seule faiblesse.

Notre hostal en jaune, avec les nuages
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Le lendemain, pendant que les filles faisaient du trekking sur glace toute la journée, je n'ai pas manqué d'avancer et de terminer mon livre Pampa, en en avalant les pages à toute vitesse. Un grand merci à Mato pour m'avoir conseillé cet ouvrage qui donne une autre valeur à la bague que je me suis achetée à Ushuaïa : centenaire de la conquête du désert 1879-1979. Comprendront ceux qui liront ou qui ont lu le livre.
Mais qui s'intéresse encore aux indiens de la Pampa?



undefinedLa vue depuis l'hostal reposant (devinez pourquoi..)

Je me retrouve donc maintenant sur le départ d'El Chalten avec un programme réjouissant d'une journée de bus pour rejoindre Perito Moreno City par des voies non goudronnées, une autre journée de bus pour rejoindre Bariloche. Il ne me restera alors plus que 20 petites heures de bus pour rejoindre mon premier amour, la capitale fédérale Buenos Aires. Si je me réjouis de rentrer enfin après un mois de voyage à travers l'Argentine, et de m'orienter vers un rythme estudiantin, c'est avec regret que je dois me séparer maintenant d'Elseline et Stella. Quelque chose me dit qu'on se reverra.


Texte écrit plus ou moins sur le moment.

Je suis maintenant donc à Bs As comme on l'appelle, je reprends contact avec la civilisation, les mails, le téléphone, constate avec plaisir l'envolée du rapport euro/dollar, avec tristesse la santé d'Ingrid, avec plaisir la plongée de Sarko dans les sondages, avec tristesse les innondations éphémères de la capitale, et avec plaisir enfin, le fait que le baril de pétrole ait passé la barre des 100$. Pour plus d'infos économiques et futuristiques, lire deux blogs passionnants  déjà conseillés et re-conseillés : www.lafinducapitalisme.net et carnets de nuit

Je reviendrai très bientôt sur un post très chiffré du bilan de ce voyage, du genre comme je les aime. Vous y prendrez goût aussi.

Lundi, premier jour de la semaine de bienvenue, on va voir ce que nous réserve ma nouvelle université...